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Tome premier.
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336 TRAITÉ COMPLET ‘niéristes 11’en conviendront pas , parce qu'ilsvendent une demi-tige, cinq , six, huit, dixet ortze sous de plus , qu’une basse tige. Maisbien des propriétaires ne seront pas de leur avis,après m’avoir lu.

Beaucoup de pépiniéristes , lorsqu’ils voientdes pommi'ers ou des poiriers , des merisiers,d’une écorce lisse , droits, qui filent bien, etqui se distinguent par leur vigueur , ne lesécussonnent pas , et les réservent pour fairedes entes ou aigreins , qu’ils vendent aux par-ticuliers bien plus cher que des arbres greffésà hautes tiges, quoique ces derniers aient, sanscontredit, exigé plus de soins.

L’empressement avec, lequel on rechercheces aigreins, tient en grande partie au peu deconfiance qu’ont des propriétaires relativementà la qualité des fruits qu’offrent souvent lesarbres qu’on vend greffés. Il faut convenirqu’ils ont quelquefois bien raison de penserainsi. D’autres propriétaires ont, ou se procu-rent des qualités particulières de fruits qu’ilsveulent perpétuer , et qu’ils ne trouveraientpas- dans des pépinières , car il n’est pas pos-sible d’y trouver tout ce qu’on desire. D’ail-leurs , il y a bien de l’avantage de grefferdans un lieu , le fruit d’un arbre qui y estacclimaté..