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Tome troisième.
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202 TRAITÉ COMPLETgrand succès sur les orangers. J’en ai vu plusieursdans les serres du jardin du Muséum d’histoirenaturelle , faites par M. Thouin l’aîné, de cettemanière, et cpii toutes annoncent l’avantagequ’offre cette pratique.

On n’est pas d’accord sur le clioix des sujetsauxquels on peut appliquer les greffes des diffé-rentes variétés ; quelques jardiniers de Paris don-nent la préférence aux pépins de bigarrade ;d’autres à ceux de citron, pour grefïer les oran-gers à fruit doux; ils prétendent que ces sortesde sauvageons sont plus robustes que d’autres.En supposant ce fait, dont je suis loin d’êtrepersuadé , il est bien sûr que, par cette pra-tique , il n’entre pas dans leur intention deperfectionner le fruit ; il est vrai que leurs soinsà cet égard seraient à peu près en pure perte. Ilsseraient bien en peine d’assigner ce qu’ils ygagnent du côté de la fleur. Il est sûr qui’ls netrouveront pas beaucoup d’imitateurs du côtéd’Hières, de Gènes et de Florence ; et s’il estvrai que la perfection dans le résultat de lagreffe tient essentiellement cà l’analogie des sèves,,il est à présumer que l’oranger sauvageon , pro-venu de fruits doux , a plus d’identité avec labranche qui l’a produit, ou de branches sem-blables , qu’avec celles qui ont un rapport plu»éloigné-