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Tome troisième.
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SUIÎ LES PÉPINIÈRES. 2202.°. La pépinière de Saint-Nicolas, à deuxlieues fie Compïègne . Dans un lieu extrême-ïnentromantique, dans un vallon au milieu dela forêt, M. Tronssel.a établi une pépinièredéjà considérable , et cpii parait devoir devenirimmense. On s’en fera une idée, lorsqu’on sauraqu’il y a des arpens entiers en semis de pépinsde pommes et de poires , de merisiers , d’or-milles , de toutes les graines des essences quefournit cette belle forêt , et de toutes cellesqu’il se procure d’ailleurs. Il est un de ces pro-priétaires qui ont senti combien il est avanta-geux de faire venir les arbres chez soi. Environ18,000 francs de plantations équivoques, ou enpure perte , furent une leçon un peu chère quile décida à retarder ses jouissances , pour lesrendre plus solides. U cultiva avez zèle et intel-ligence , et il vil, qu’il y avait un avantage in-calculable d’élever des arbres pour soi , et ungrand bénéfice d’en faire pour les autres. Cettespéculation louable , utile pour son auteur, est*m grand bienfait pour les environs de Com-P*egue , qui tiraient les arbres de très-loin.

I-e gouvernement a traité avec M. Troussel,pour planter, dans l'espace de douze années,environ deux mille quatre cents arpens, mesurede Paris ( près de 1000 hectares ) de terres in-