SUR LES PÉPINIÈRES. 29 Jcondense , c’est-à-dire qu’il les resserre au pointde diminuer leur volume; le froid, au con-traire , augmente celui des liquides.
Si , lorsque l’eau atteint un certain degré decongélation , on la laisse dans un vase dans le*quel elle ne puisse convenablement prendreime extension latérale , le vase se brise ; onVoit même souvent des auges de pierre, pleinesd’eau , les rochers les plus durs qui ont intérieu-rement de l’humidité , se briser , éclater parla force expansive de la glace.
Si des corps aussi solides ne peuvent opposerune résistance suffisante , que peut-on attendrede celle des racines ? Il est sensible que la sèveglacée dans leurs canaux doit briser leurs fibreset déranger l’économie de leur organisation. On.ne saurait donc prendre assez de précautionspour les soustraire à cet inconvénient, qui leurest quelquefois mortel.
Il faut donc, s’il y a plusieurs arbres, bien croi-ser leurs racines , sans effort ni contrainte ; bienfarcir les intervalles qu’elles laissent entr’elles ,avec de la mousse fraîche sans être trop humide,encore moins moisie , en mettre une couche surles racines , et les envelopper avec de la longuepaille de seigle ou de blé , qu’on lie avec plu-sieurs brins d’osier , tant à la base qu’autourtronc et de la tige des arbres , qui doivent