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T. Middlemore sous la conduite des guides Johann Fis-cher et Johann Jaun (15 juillet 1874). La difficulté, —la difficulté sérieuse, au moins, — n’est pas d’arriver àla tête des glaciers, mais d’escalader les escarpementsdu Mont-Blanc de Courmayeur qui les dominent de 7 à900 mètres. Quand on observe ces précipices du sommetdu Cramont, on remarque que la neige y tient encoreen beaucoup de places : ainsi fait-elle au Cervin , sur laface nord-est, et c’est ce qui a fait conjecturer d’abordque le Cervin serait accessible de ce côté. Mais, auCervin , la montagne étant formée d’assises sensiblementhorizontales, les stries de neige accusaient des cornichestaillées en escalier, tandis que, entre les couches redresséesdu Mont-Blanc de Courmayeur, la neige se dispose en pla-ques de névés et en couloirs d’une effroyable inclinaison.
Le plan du guide Fischer était celui-ci : remonter jus-qu’à la tête du glacier du Brouillard, passer de là sur lebassin supérieur du glacier du Fresnay et attaquer alors lerocher, autant que possible dans le prolongement de l’arêtemédiane (du Châtelet). Ce plan fut d’abord déjoué par lemauvais temps, et la caravane dut redescendre après avoirgagné une altitude d’environ 3 700 mètres. A six semainesde là (30 août 1874), Fischer revint à la charge, en com-pagnie de M. J. A. G. Marshall, de Leeds (1),et d’un autre
(1) Homonyme seulement de M. J. Marshall, d’Édimbourg , don1 il estquestion dans le précédent chapitre, page 447.