274 aménagementvaincu de la sagesse de notre gouverne-ment et de sa sollicitude pour les établis-semens utiles ; il n’aspire à une paixglorieuse que pour appliquer à des tra-vaux nécessaires une partiedes fonds quela guerre continentale absorbe.
La plantation des arbres dans desfriches qui n’en ont point porté de-puis un temps immémorial, promet unsuccès assuré. La plantation des cheminsvicinaux, dans des terres continuelle-ment cultivées , ne laisse aucun doutesur sa réussite, et sur la prospérité desarbres qu’on y mettroit. La rareté dubois, son prix excessif doublera ce pro-duit ; il faut donc planter. J’ai vu de-puis vingt ans tomber vingt parcs sousla hache de la cupidité; on abat partoutet l’on ne replante pas. Je sais que celuiqui plante sacrifie le présent à l’avenir;mais celui qui fait bâtir en fait autant :celui qui plante une vigne, travaille pour