DES FORÊTS. 2y5
En effet, depuis cette époque, huit fu-taies de jardins ont été abattues, unequantité de champs vergers, d’arbresfruitiers ont fait place à des plantes lé-gumineuses , à des prairies artificielles,à des plantes céréales; depuis 1770 quela cherté des grains a rendu leur cultureplus lucrative; enfin beaucoup de petitsbois taillis dont les montagnes de ceterroir étoient couvertes : tout est dis-paru. Ces coteaux avoient des sources àleui’s pieds qui donnoient beaucoup d’eau,puisque l’une d’entre elles envoyoit seseaux à la Seine , dont elle est éloignéed’une demie lieue, elles traversoientArgenteuil , et aujourd’hui la même fon-taine n’envoie ses eaux qu’à deux centspas. Ecoutons ce savant dont les obser-vations sont justes :
« Quand les Français abordèrent dansl’Amériqueseptentrionaleilslatrouvèrentcouverte de bois et inculte, à cause qu’ils