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sert d’une belle tige sur pied, droite, très-haute, forte et raboteuse, que l’on fait dé-grossir d’un seul côté, et diviser en mètresdepuis la base jusqu’à la cime. Les mètresdoivent être partagés en décimètres et en cen-timètres, et marqués de bas en haut en groscaractères, ainsi que leur nombre. On regardel’arbre du côté opposé à celui qui a été dé-grossi, et on en estime la hauteur ; après quoi,retournant vers l’endroit qui est mesuré, onreconnaît si on a bien estimé ou de com-bien on s’est trompé.
On peut perfectionner cette méthode enfixant au haut de la tige une poulie, autourde laquelle on passe double un cordeau dequatre fois la longueur de l’arbre, et auquelon affermit uii anneau de fer garni de deuxoreillons opposés et placés à sa partie supé-rieure. Cet anneau doit embrasser la tige,et être assez large pour que l’on puisse lefaire monter et descendre à volonté , parle moyen du cordeau.
Alors, en fixant cet anneau à une hauteurquelconque du côté de la tige non marqué ,et en estimant cette hauteur, on sera à mêmede voir si on a bien ou mal jugé.
Pour empêcher que ce cordeau ne se pour-