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faire avec de la semence épluchée; et commeelle a l’avantage de se conserver plusieursannées, et que d’un autre côté on rï’en ré-colte pas aussi souvent que de celle du pin,on fera bien d’en faire des provisions. 5 déca-litres de cônes donnent à peu près 72 déca-granunes de graine pure, et sans ailes. On lasème sur un terrain préparé, et il en fauti5 kilogrammes par hectare, comme pour lepin sauvage. Elle ne doit pas être recouverte.
§. CIII. Semis du mélèze.
On ne peut assez recommander la culturedu mélèze dans les terrains qui leur convien-nent; car c’est sans contredit le (premier desbois résineux.
Cet arbre prospère dans les lieux élevés ,froids, tempérés, ainsi qne dans les plainesoù il y a de la fraîcheur, et nous avons icil’expérience qu’il réussit très-bien dans lesterrains sableux , pourvu que ces terrainscontiennent un peu de lerre végétale, etqu’ils ne soient pas trop secs (1).
(r) Quoique, parmi les bois qui couvrent les Alpes et quelques montagnes de la Suisse , le mélèze occupeordinairement la région la plus élevée, et qu'il semblerechercher le froid , il réussit cependant Lien dans laplaine. On peut consulter à cet égard Feuille , 31a-
Tome II. tG