I XTROD l' CTI OX.
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quefois au N.-N.-E., et souvent tout à fait verticalement. Le plongemenlS.-S.-O. était dans certain cas suivi brusquement par un plongemenlN.-N.-E., et celui-ci par un clivage vertical, ou bien par un nouveauplongement S.-S.-O. Comme sur une liante falaise de l’extrémité Estde l'ile les lamelles schisteuses étaient entourées de très largescourbes escarpées dirigées suivant la ligne Ü.-N.-O. habituelle, jeprésume que les plongements opposés et variés peuvent s’expliquervraisemblablement par des lames de clivage qui, tout en paraissantrectilignes à l’œil, seraient des parties de larges courbes abruptes,dont les sommets auraient disparu par usure.
» Dans plusieurs endroits j’ai été particuliérement frappé de ce faitque les belles lames de schiste argileux, qui présentaient des sectionsdroites à travers les bandes de stratification et par conséquent où il yavait incontestablement de vrais plans de clivage, différaient légère-ment d’une lame à l’autre par leurs teintes grisâtres ou verdâtres, parleur compacité, et par une apparence plus ou moins jaspée. Je n’ai pasvu ce fait mentionné; il me paraît important, car il montre que la mêmecause qui a produit la structure nettement fissile de la roche a légère-ment altéré son caractère minéralogique dans les mêmes plans. Lesbandes de stratification, dont il vient d’être question, peuvent êtredistinguées en de nombreuses localités, spécialement à l’ile Navarin,mais seulement sur les surfaces du schiste exposées à l’air. Ellesconsistent en zones légèrement ondulées de teintes et d’épaisseursdifférentes, et ressemblant (c’est la comparaison la plus juste que jepuisse trouver) aux marques laissées à l’intérieur d’un verre dont on arejeté un liquide sale qui y avait été légèrement en mouvement. Surles surfaces fraîchement cassées on ne voit, dans la composition de laroche, aucune différence correspondant à ces zones. Dans les partiesles plus planes de l’ile Navarin, ces bandes de stratification étaientpresque horizontales; sur les lianes des montagnes elles étaient incli-nées, mais dans aucun cas, autant que j’ai pu le voir, l’inclinaisonn’était considérable. Je pense que ces zones, qui se montrent seule-ment sur les surfaces exposées à l’air, sont les derniers vestiges despremiers plans de stratification presque effacés actuellement par lacomposition très fissile et l’altération présentées par la masse.
Mission du cap Ilorn , IV. 7