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NOUVELLE l’.ÉOGR.UMIIE UNIVERSELLE.
occidentale reçut des Musulmans le nom de Maghreb , et que, de nos jours,les plaines d’outre-Mississippi sont devenues le « Far West ».
Quel que soit d’ailleurs le sens primitif de son nom, l'Europe est,d’après tous les mythes anciens, une fdle de l’Asie . Ce sont les navires de laPhénicie qui les premiers ont exploré les rivages européens , et, par leséchanges, en ont mis les populations en rapport avec celles du inonde orien-tal. Lorsque la tille eut dépassé la mère eu civilisation et que les vova-geurs hellènes se furent mis à continuer les découvertes des marins de Tyr,toutes les terres reconnues au nord de la Méditerranée furent considéréescomme une dépendance, de l’Europe . Cette partie du monde, qui d’abordne comprenait ^ ’ ’ ‘emcnt que la grande péninsule thraco-hellénique,
s’agrandit graduellement pour embrasser l’Italie, l’IIispanie, les Gaules ettoutes les régions hyperhoréennes situées au delà des Alpes et du Danube .Pour Strabon, l’Europe , déjà connue dans sa partie la plus accidentée et laplus « vivante », était limitée à l’orient par les Palus Méotides et le coursdu Tanaïs.
Depuis cette époque, les limites tracées par les géographes modernesentre l’Europe et l’Asie ont été reportées plus à l’est. D’ailleurs, on lecomprend, ces divisions doivent toutes avoir quelque chose de conventionnel,puisque l’Europe , limitée de tous les autres côtés par les eaux marines, serattache au territoire de l’Asie du côté de l’Orient. Par ses frontières de laSibérie et du Caucase, l’Europe n’est en réalité qu’une simple péninsule ducontinent asiatique. Toutefois le contraste entre les deux parties du mondeest trop considérable pour que la science cesse de partager l’Europe et l’Asie en deux masses continentales. Mais où se trouve la vraie ligne de séparation?D’ordinaire, les cartographes s’en tiennent aux limites administratives qu’ilplaît au gouvernement russe de tracer entre ses immenses possessions euro-péennes et asiatiques : c’est dire qu’ils se conforment à des caprices. D’autresprennent les arêtes du Caucase et des monts Curais pour frontière communedes deux continents; mais cette division, qui semble plus raisonnable aupremier abord, n’en est pas moins absurde: les deux versants d’une chaînede montagnes ne sauraient être désignés comme appartenant à une for-mation distincte, et, le plus souvent, ils sont habités par des populationsde même origine. La véritable zone de séparation entre l’Europe et l’Asie n’est point constituée par des systèmes de montagnes, mais, au contraire,par une série de dépressions, jadis remplies en entier par le bras de mer quirejoignait la Méditerranée à l’océan Glacial. Au nord du Caucase, les steppesdu Manytch, qui séparent la mer Aoire de la Caspienne , sont encore par-tiellement couverts de lacs salins; la Caspienne elle-même, ainsi que l’Aral