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l’Égypte , il y a île 'vinigt-sept à vingt-huit siècles, sous la vingt-deuxièmedynastie, alors qu«e lies guerres fréquentes avec l’Assyrie devaient reportervers l’est le centre die gravité du royaume. Des fragments de colonnes, desblocs sculptés témoiigaient de la splendeur qu’eut cette grande ville. Aunord-est, aux conlims du désert, et sur les derniers canaux dérivés du Mil,le village de Karaïm est entouré de palmiers qui produisent les meilleuresdattes de l’Egypte .
L’entrée du Ouàdii-TToumilàt est gardée à l’ouest par la station de Tell el-Kébir ou de la « Gnamde-Butte », que les Egyptiens avaient tenté vainementen 1882 de défendue contre les Anglais par des fortifications, d’ailleurs peuredoutables et fa cilles à tourner. Un palais qui s’élève dans le voisinageest le centre de la hernie du « Ouàdi », domaine d’environ 10 000 hectaresque lit exploiter pemdamt plusieurs années la Compagnie du canal de Suez.Près de l’exlrémiLé orientale du Ouàdi-Toumilût, d’autres monticules,comme celui de laGirande-Butte, ceux de Tell el-Maskhouta, rappellent la villede Pitliom, la « ci té des trésors », bâtie par les captifs hébreux pourRamsès II ; M. Mavillle a récemment fouillé ces débris, que Ton croyait êtreceux de la ville d e fitamsès,mais qui appartenaient à une ville sœur, probable-ment voisine, comsitriuite à la même époque et par les mêmes esclaves;du temps des Grecs e t des Romains, Pitliom était connue sous le nom delléro et liéroopolis.. Près de là, à Melicli, la voie de Suez et le canal d’eaudouce se dirigent cens le sud-est, tandis qu’un embranchement va rejoindreau nord-est, sur la rive du lac Tiinsah, la ville nouvelled’Ismaïlia , qui, lorsdu creusement de;s seuils, eut une grande importance comme centre deravitaillement punir les travaux du canal; elle est trop vaste maintenantpour sa rare pnpiuhalion ; scs places sont désertes et ses rues, ombragéesd’arbres, bordées de jardins, ressemblent plus aux allées d’un parc qu’àdes chemins destinés au trafic. Cependant Ismaïlia pourrait se repeuplersi l’eau, amenée ]pair le canal d’eau douce, était employée plus largementà la fécondation (des terres de l’oasis, conquise sur le désert; le canaln’est guère utillisié non plus pour la navigation, quoiqu’il ait une profon-deur normale de plus de 5 mètres et une largeur de 55 mètres, suffisantepour laisser passe:r des navires de 400 tonneaux. Quelques bâtiments venusdu canal de Suez: sont toujours mouillés dans le port et la rade est parse-mée de grands mavires 1 . D’Ismaïlia à Port-Saïd par le canal, une seulestation mérite le nom de village, el-Kantara ou « le Pont », ainsi nommé
* Mouvement du pon t di’Ismaïlia, sans le transit, eu 1882 :
271 bateaux à vapeur, jaugeant 596 000 tonnes.