VENTS ET COURANTS DE U'ATI.ANTIQUE.
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lu couche inférieure des vculs qui se meut du nord-esl au sud-ouesl; maisle pic de Tcyde ii’esl qu’uu îlot dans l’océan des airs el l’on n’a guèreétudié au munne point de vue les montagnes de Madère, celles des îlesCaboverdiennes et les convois de nuages que l’on voit cheminer dans le cielen sens inverse des vents réguliers.
Le régime des courants de l’Atlantique açorien est connu dans ses traitsgénéraux comme, celui des vents; mais il reste à éclaircir bien des faits,à préciser a vec netteté bien des phénomènes restés dans le vague. 11est d’autant plus difficile de suivre les eaux dans tous leurs circuits que.certains comrants se meuvent avec trop de lenteur pour qu’on puisse lesmesurer directement; on ne les reconnaît que par le thermomètre, quandleur température diffère de celle du liquide ambiant. C’est ainsi qu’on apu signaler Inexistence d’un courant venu des mers antarctiques dans lesfonds des mers équatoriales el jusque dans le voisinage des Açores ; grâceau thermomètre, on a pu suivre aussi dans les mêmes [tarages les nappesfroides venues des mers boréales. Mais dans presque toute l’étendue dubassin central de l’Atlantique les eaux sont animées d’une vitesse quise mesure p;ar centaines de mètres ou même par kilomètres à l’heure.
Dans son ensemble, la partie de l’Océan comprise entre le plateau télé-graphique et, l’équateur, entre la côte occidentale de l’Afrique et les Antilles ,est occupée par un vaste remoiis dont les eaux tournoient incessamment,toujours solilicitées par les mêmes forces. Des rivages de la Sénégambie,le courant, cessant de longer la côte, se porte à travers l’Océan dans ladirection de:s Antilles ; puis, tandis qu’une partie du flot pénètre dans lamer des Car aïbes, une autre partie, suivant la face extérieure des Bahama,va rejoindre le Gulf-stream américain, pour l’accompagner dans la direc-tion du nord-est et de l’est. La nappe des eaux, refluant de l’Amérique versl’Ancien Monde, s’épanche dans la mer des Açores ; puis, dans le voisi-nage des côlies du Portugal et du Maroc , elle se reploie vers le sud, com-plétant ainsi le tournoiement immense. La marche des courants océaniques,presque par allèle à celle des vents qui passent au-dessus, n’en diffère quepar sa plus grande lenteur à se déplacer dans un sens ou dans un autreet par les déviations que lui imposent les brusques obstacles des bergesinsulaires et continentales; d’ailleurs la partie superficielle des eaux estdirectement soumise à l’action du vent et se meut nécessairement dansle même sens : elle devient houle sous un courant aérien énergique,risée sous le zéphyr. Les vents passagers ne font sur la nappe deseaux qu’uine impression passagère, et leur action ne pénètre qu’à unefaible profondeur; mais des vents réguliers, tels que les alizés, agissant
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