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vers la mer un cratère égueulé, dans lequel pénètrent les values : ceport, la « Chaudière de l’Enfer », bien abrité par les parois de tuf, estun lieu de refuge pour les petits bâtiments en détresse. Un brise-lamesen construction s’appuie sur le Queimado et se prolonge au sud du mouil-lage de Ilorta; il abritera un port de 12 hectares.
Flores et Corvo , séparées des autres Açores par un espace marind’environ 2o0 kilomètres, et l’une de l’autre par un détroit de 18 kilo-mètres, d’une profondeur qui dépasse 1500 mètres, forment comme unpetit monde à part. Les relations sont rares entre ces deux îles et lesgroupes orientaux, si ce n’est pour les rapports administratifs avec Ilorta,le chef-lieu de la province; d’ailleurs les habitants de Flores et de Corvo ,très hardis matelots, commercent directement avec le Portugal et le Brésil et souvent fournissent des recrues aux baleiniers américains. Les vaches deCorvo , variété issue de la race des Algarves, sont probablement les pluspetites du monde; les plus grandes ne dépassent guère OU centimètres enhauteur, la taille d’un gros chien ; elles sont toutefois admirablementproportionnées'. Par leur climat doux, mais humide et venteux, les deuxîles peuvent être considérées comme les terres açoriennes par excellence :les pluies y sont plus abondantes qu’ailleurs, les tempêtes plus sou-daines, la parure d'herbes plus verdoyante; d’épais tapis de gazon et demousse retiennent l’eau sur les hauteurs et ne la laissent égoutterqu’en minces blets, coulant en toute saison. Flores, quoique déboisée, estrestée Pile « des Fleurs » : les pentes et les vallons y sont d’une mer-veilleuse fécondité. La variété des espèces végétales est d’autant plus sen-sible dans Flores que cette île, et Corvo à un moindre degré, se distin-guent des autres Açores par un relief plus accidenté. Tous les versants desmontagnes sont découpés en vallées profondes qui divergent régulière-ment du centre de Pile vers le pourtour maritime. La cause en est àl’ancienneté des laves qui constituent les deux Açores occidentales :aucune cbeire nouvelle n’ayant depuis des siècles et des siècles recouvertles coulées superficielles, celles-ci ont été creusées par les pluies en delarges vallées, où se pressaient autrefois les arbres des forêts et qui sontde nos jours occupées par de riches cultures. L’histoire de Flores et deCorvo ne mentionne aucune éruption, aucun tremblement de terre violent.Les cratères n’ont plus de fumerolles, mais seulement des broussailles, des
1 Drouot, Sur terre et sur mer ; — G. Ilartung, ouvrage cité.