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est menacé de s’éteindre bientôt'. Dans toutes les parties basses des îles,si ce n’est là où se dresse le roc nu, les cultures ont remplacé l’an-cienne végétation : à Madère, les champs et les vergers montent enmoyenne jusqu’à 750 mètres d’altitude. Là est la limite de l’agriculturepour les plantes de la zone tempérée, mais à 250 mètres déjà se. sontarrêtées les espèces de la zone tropicale, cactus et bananiers. Au-dessusde ces deux bandes concentriques Faire des lauriers et des bruyèresse continue jusqu’à 1000 mètres; c’est là que se rencontre le (il, oreo-(la pinte fœlens, ce grand laurier que les bûcherons ne peuvent abat tri* enune fois, tant l’odeur de la sève est nauséeuse. Plus haut, les points cul-minants appartiennent à la zone froide, celle des myrtilles et autres plantesdes montagnes d’Europe : les gazons sont beaucoup plus rares et moinsépais que dans les pluvieuses Açores . Les diverses zones de végétationentourent obliquement les monts de Madère, leur limite supérieure s’éle-vant plus haut sur les pentes exposées au sud que sur les escarpementstournés au nord. Telle plante qui prospère sur un versant meurt sur leversant opposé.
La faune originaire de l’archipel est très pauvre en espèces. Un lézard,une chauve-souris, un oiseau, une abeille, une sauterelle, un grillon,une araignée qui ne tisse point de toile et qui pourtant capture les mouchesen les fascinant, comme le serpent fascine les grenouilles, quelques coquil-lages, des insectes, et, dans les mers voisines, des poissons et des tortues,telle est la part de Madère dans la géographie zoologique. Parmi les mol-lusques terrestres, au nombre de 17(1, on compte 58 formes européennes,mais chacune des îles de l’archipel a sa part d’espèces qui lui appartien-nent en propre : Madère en a 01, Porto-Santo 44, et 10 les Désertas *.Tous les quadrupèdes qui peuplent actuellement les îles ont été introduitspar l'homme, même ceux qui dévastent ses cultures, les lapins et les rats.Par sa faune maritime, Madère est dans les eaux européennes . Les natura-listes vont découvert beaucoup moins d’espèces de l’Atlantique équatorialque la latitude ne permettait de l’espérer. D’après M. I.owe, la faune ich-thyologique de Madère est essentiellement lusitanienne; elle tient le milieuentre celles de la (îrande-Bretagne et de la Méditerranée..
* Oswald lleer, mémoire cité.
4 Yernon NVollnston, Testacea Mluntica