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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
marin dont les auteurs contemporains rapportent diversement le nom,Diniz Dias ou Diniz Fernandez, laissant derrière lui les côtes sablonneusesou rocheuses du Sahara , dépassa le premier groupe de palmiers qui dominela plage au sud du désert, puis, cinglant au large de la barre du Sénégal ,doubla le promontoire extrême de l'Afrique du côté de l’occident : c’est lecap Vert , qui porte en effet quelque verdure, et au delà duquel commencela région tropicale des grands arbres touffus, entremêlés de lianes. Ainsifut démontrée la fausseté de cette théorie aristotélicienne, si décourageantepour les navigateurs précédents, d’après laquelle les rayons du soleil de-vaient brûler le sol dans le sud du monde et y rendre impossible la germi-nation des _ ' es, l’éclosion de toute vie, hommes ou animaux. L’analogiedes climats dans les deux hémisphères était désormais démontrée 1 .
line des vingt-six caravelles qui partirent du Portugal en 1115 pour lescôtes d’Afrique découvrit la bouche du Çanaga, ce fleuve de l’Or, que l’onprenait en même temps pour un bras du Ail égyptien. L’année suivante,Auno Tristào, celui qui le premier avait doublé le cap Blanc, pénétrait ausud de File désignée actuellement par son nom, dans une petite rivièreoù il fut entouré soudain et trouva la mort avec presque tous ses compa-gnons : cette rivière est très probablement celle qui a reçu l’appellation derio Auno ou Alliiez. Alvaro Fernandez s’avança la môme année jusque dansle voisinage de Sierra-Leonc, qui ne devait être dépassé qu’une quinzained’années plus lard. En trois ans tout le littoral sénégambien avait étéexploré et la plupart des estuaires avaient été reconnus, mais les pratiquesde la chasse à l’homme faisaient de toute expédition dans l’intérieur unepérilleuse aventure. Cependant des relations régulières de commercelinirent par s’établir sur quelques points : des comptoirs, des forts s’éle-vèrent en des lieux favorables; dès le commencement du quinzième siècle,les Portugais s’avançaient au nord du Sénégal dans l’Adrar et commerçaientavec les habitants de Ouadan, à six cents kilomètres à l’orient de leur éta-blissement d’Arguin.
Depuis le dix-septième siècle, Hollandais, Anglais, Français , disputèrentaux premiers conquérants la possession du littoral sénégambien et des né-gociants de ces diverses nations pénétrèrent dans l’intérieur du continent.Mais l’exploration géographique proprement dite ne commença qu’avecAndré Briie, directeur de la « Compagnie de France au Sénégal », à la findu dix-septième et au commencement du dix-huitième siècle. 11 pénétradans la région du haut Sénégal en amont du confluent de la Falémé, et
* Oscar Pcschrl, Gexcliichle des Zeilnlters der Enldeehuiitjen.