EXPLORATION, MONTAGNES DE LA SÉNKGAMKIE.
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sommets les [dus élevés qui se dressent vers le milieu de lu chaîne; se fon-dant sur le dire d’un de ses compagnons foula, d’après lequel les hautescimes du Fouta-Ujallou seraient blanches de neige pendant la saison despluies, il pensait même que les pointes saillantes du massif atteignent4000 mètres : il leur attribuait une altitude presque égale à celle des pyra-mides du Simèu éthiopien, de l’autre côté du continent Toutefois Lam-bert n’avait poinL fait de mesures précises, et l’on sait combien il estfacile de se tromper dans un pays de montagnes, surtout là où le manquede sentiers double la fatigue des ascensions. Dix années auparavant, Ilec-quard, à qui l’on avait signalé le mont Maminia, à une cinquantaine dekilomètres à l’ouest du plateau de Labé, comme, le plus liant sommet dumassif et à qui l’on avait aussi parlé de « pluies blanches » recouvrant lespentes suprêmes, gravit ce pic en cinq heures de temps, et sur la cime, oùpoussent quelques arbres rabougris, il ne trouva point trace de neige 2 . Siles montagnes du Fouta-Djallon approchaient seulement de la hauteurindiquée par Lambert, on en distinguerait les cimes de la basse Faléméet de la moyenne Gambie , et cependant à la distance de 150 kilomètreson 11 e les voit pas encore. D’ailleurs les voyages plus récents de MM. Bayol,Noirot, Olivier, Gaboriaud, Ansaldi ne parlent point de pareilles altitudes.Le col le plus élevé que franchit M. Olivier, non loin des sources de laKakrima, esta 1027 mètres. MM. Bayol et Noirol atteignirent la hauteurde 1400 mètres, au village de Bogaina, situé dans le massif central desmonts, non loin du Soudoumali. Au-dessus de la crête isolée où segroupent les chaumières de Bogoma se dressent encore d’autres montsdécoupés en tours et en aiguilles et portant aussi des villages sur chaquepromontoire de leurs pentes. Leur hauteur probable serait de 2000 mètressuivant les évaluations du marchand portugais Sitnôes 3 , moindre selon lesexplorateurs français ; quanta la moyenne d’altitude, elle ne dépasseraitpas 1200 mètres.
D’après les descriptions des voyageurs, le faîte des hauteurs qui com-mence au Sénégal , dans le Bondou, ne prend le caractère d’une chaîne demontagnes que vers le grand coude de la Gambie . Dans son ensemble, laliante région monlueuse se développe dans la direction du nord au sud,avec une légère inflexion vers l’est. Sa longueur est d’environ 500 kilomè-tres; mais au delà des sources du Bafing sénégalais, où l’altitude des seuilsne [tarait pas dépasser 800 mètres, d’autres montagnes, non encore explo-
1 Tour du Monde, -18(51, I" semestre.
a Voyage sur la cote et dans l'intérieur de l'Afrique occidentale.
5 Doetter, Ueber die Capverden nach dem Riogrande und Futah-Djallon.