Band 
Livre XII. L'Afrique Occidentale.
Seite
206
JPEG-Download
 

.NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE.

20(5

aussi, plus à Lest, 1rs Oulad-Embarek et les Sidi-Mahmoud. Ceux-ci n’osenttraverser le pays de leurs ennemis les Douaïch pour se rendre aux comp-toirs du Sénégal . Ils sont réputés au loin comme les plus habiles chas-seurs d’autruches : montés sur des juments rapides, ils gagnent cesoiseaux de vitesse, puis les assomment au moyen de halles de plombattachées à des courroies, évitant ainsi de gâter le plumage par une gouttede sang'. Le chameau et le zébu sont les animaux porteurs de toutes lestribus maures éloignées du Sénégal ; mais, comme son maître, le chameau

N° 5i. — RÉGIONS NATURELLES 1)K LA SÉNÉGAMBIE.

OJAliONKE-D.

f O C/TA - O J A LL O

1 : 9000000

300 kil.

franchit rarement le ileuve : la saison des pluies lui est fatale. « Fuis lepays aux grands arbres, où il n’y a plus de pierres, dit b* proverbe ; il rac-eourcit la vie des chameaux et des blancs. »

En dehors des tribus de Maures plus ou moins mélangés qui vivent surla rive droite du Sénégal , bien séparés des nègres, il existe dans le voisinagedu Ileuve, sur les deux bords, quelques peuplades métissées, assez nom-breuses pour former des populations distinctes, intermédiaires aux racesqui leur ont donné naissance. Les memes métis qui, parmi les Mauressénégalais, sont désignés sous le nom de ITaratîn, comme les gens de sang-mèlé au Maroc et an Sahara , sont généralement appelés Porognes dans lesendroits où ils se trouvent en groupes indépendants; mais ailleurs celte

' Colin, Revue Maritime et Coloniale, 1885.