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i|üi constituent la nation fiaiu'<>-st' , iit' , *>alais«‘, cl c’csl par milliers que l’ona trouve les volontaires parmi eux, toutes les fois qu’il s’est agi do défendreun point menacé du fleuve, à Médine , à Bakel ou aux escales des Maures.
Les voisins méridionaux des Ouolof, les Serer , sont leurs parents de raceet en maints endroits forment avec eux des populations métissées; enquelques districts ils ont même adopté leur langue ou se sont, conformésà leurs usages; ailleurs iis sont croisés avec des Mandingues, et leursfamilles régnantes appartiennent en majorité à celte race envahissante.Mais dans l’ensemlde le pays des Serer purs est assez.nettement circonscritpar une ligne qui suit le faîte de séparation entre la (iamhie et le Saloum,embrasse le bassin tout entier de ce dernier cours d’eau et va rejoindre lemarigot de Tamna, à la racine de la péninsule du cap Vert : celle-ci resteaux populations de langue ouolof. Dans ce vaste territoire, d’environ02 000 kilomètres carrés, les Serer se subdivisent en de nombreuses peu-plades dont les groupements ont souvent changé par suite des guerresciviles et des conquêtes, mais que l’on peut ramener à deux grandes frac-tions, les Serer Noue, dans la partie nord-occidentale du pays, et lesSerer Sine,—les Barbacins des anciens auteurs portugais , —dans tout lereste du territoire : ce sont de beaucoup les (dus nombreux et leurlangue est. celle qu’on a le mieux étudiée’. Kl le offre beaucoup d’analogieavec l’idiome ouolof et, comme (die, se compose de racines monosylla-biques s’agglutinant suivant les mêmes règles. Ouant, au dialecte nom 1 ,incompréhensible pour les Serer Sine , il se distingue en effet par son voca-bulaire, mais il ressemble à l’autre dialecte par la syntaxe. Dans toutle royaume serer l’idiome des chefs est le ouolof.
D’après la tradition, les Serer habitaient jadis le liant bassin de laCasamance, au sud-est de leur territoire actuel; refoulés, au quinzièmesiècle, par les mahométans mandingues et foula, ils franchirent la(iambie et s’établirent au milieu des forêts qui s’étendent dans le bassin duSaloum ; le pays était, presque désert, ils purent le coloniser en sedistribuant par groupes d’agriculteurs dans les clairières. De tous lesMigriliens du littoral, les Serer sont les plus grands : les hommes de deuxmètres ne sont pas rares parmi eux; ils ont b* thorax développé en propor-tion de leur taille et pour la forme seraient aillant d’ilercules s’ils n’avaient,comme les Ouolof, les jambes un peu grêles et les mollets trop peusaillants. Kn peu moins noirs que les Ouolof, ils ont le nez [dus épaté, laligure plus aplatie, les lèvres plus grosses : encore les jeunes tilles doivenl-
1 V/nWwAn', Ehtilr sur la hnigup ln'ijitpm ou xèrh'p-sine, Amuciiii' du Sùnt’gal iioiaTanmV I8(i.‘>.