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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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268 .NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNI VERSE LL K.

Eu 1885 ce fleuve était atteint et Ton commençait la construction dufort de Bamakou; enfin, en 1884 et 1885, on bâtissait deux nouveauxpostes fortifiés entre Kita et Bamakou, l’un, Koundou sur la route dunord, l’autre, Niagassola, sur la route du sud. La zone d'occupation setrouve ainsi notablement élargie, et nulle part il n’existe de lacune deplus de 120 kilomètres entre les garnisons françaises du liant pays. Lecentre stratégique et commercial de la contrée est le poste de Makadiam-bougou, entouré de quatorze villages bambara auxquels on donne lenom collectif de Kita : ce poste est situé au point de convergence desprincipales routes, à l'entrée d’une gorge que domine à l’ouest un massifîle grès rougeâtre coupé de brusques falaises à degrés : des restes demurailles dans le détilé témoignent des combats qui se sont livrés pour lapossession de ce passage'. Le roeber de Kita, qui défiasse 000 mètres d’al-titude, soit 250 mètres au-dessus de la plaine, est, de toutes les hauteursdu Sénégal occupées par les Français , celle qui se prête le mieux à l’éta-blissement d’un sanatoire : la maison de convalescents qu’on a fondée sedresse à l’extrémité méridionale du plateau, commandant un vaste horizon.Naguère les singes qui peuplaient en bandes le sommet du rocher consti-tuaient une république, respectée de tous les nègres des alentours. l'nvallon caché entre deux hautes saillies de rochers servait de refuge auxhabitants delà plaine dans les temps de danger. A l’est de Kita se voientles ruines de Bangassi, l’ancienne capitale du Foula-dougou, visitée parMungo Park .

La région du lîafing. au sud-est du Bambouk, est la moins explorée detoute la Sénégambie ; on ne connaît fias l'importance réelle des villes et desmarchés dont les noms ont été rapportés par les indigènes. Dinguiray estle chef-lieu d’un royaume des Toucouleurs, vassal de Ségou, et l'on ditque le Pèlerin Omar en a fait une place forte capable de résister à toutesles armées du pays. Tamba et (ionfoudé, également dans le pays des Djal-lonké, sont de grosses bourgades. Mais si la partie moyenne du bassindu Bating est encore ignorée des voyageurs français européens, ceux-ciconnaissent la région des sources : depuis Mollien elle a été visitée parIleequard. Lambert, Olivier de Sanderval, Gouldsbury, Bayol. Noirol.Gaboriaud. Ansaldi, et certainement ce remarquable pays sera bientôt l’undes plus fréquentés de la Sénégambie, grâce à la salubrité du climat, àla beauté des sites, à la variété des produits, à l’intérêt que présententles habitants et leurs institutions. Les populations se groupent dans les

1 Mouvement commercial île Kita ou 188i : 1 000 000 francs.