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pourtant restés presque inactifs; en valeur commerciale et politique, cecours d'eau est très inférieur à la rivière de Saint-Louis. La cause en estprincipalement au climat, fatal pour les Kuropéens du Nord. Sur les bordsde la (iambie, les Anglais , les brossais ne sont plus les mêmes hommesque sur les rives de la Mersey ou de la Glyde. U faut tenir compte ausside la diversité des populations riveraines du Sénégal et de la (iambie, cor-res _ ' aux différences du climat et du sol. La (iambie n’a, dans la par-
tie facilement accessible de son bassin, ni Maures commerçants, ni Toucou-leui's infatigables au travail.
La (iambie n’a pas une région d’écoulement proportionnée à la longueurde son cours. De son origine, dans les montagnes du Fouta-Djallon , à l’es-tuaire de Bathurst, son lit tortueux se développe sur un espace d’environ1200 kilomètres; mais on ne saurait évaluer à plus de (30 kilomètres lalargeur moyenne de la cuvette d’écoulement, ni à plus de 50 000 kilomètrescarrés la superficie totale du bassin. Dans les districts du sud qui n’ont pasété dévastés par les musulmans la population est assez dense, d’après lesrelations des voyageurs. Aon compris les habitants du Boudon méridionalet ceux du Fouta-Djallon, qui constituent un Etat distinct, allié à la France ,les Gambiens de divers peuples, Mandingues et Serer , dépassent très pro-bablement le nombre de deux cent mille 1 . Environ quinze mille d’entreeux habitent les territoires anglais , dans les îles et les péninsules dufleuve : l’ensemble de ces possessions européennes, enclaves insignifiantesdans l’étendue du bassin, n’est pas supérieur à 179 kilomètres carrés.
De tous les cours d’eau qui naissent dans le Fouta-Djallon, la Gambie estcelui (pii reçoit la plus forte niasse liquide : le massif presque en entierappartient à ce bassin fluvial. A l’est, la branche maîtresse de la Gambie entoure les régions les pi us élevées du liant pays; à l’ouest et au nord-ouest, c’est aussi l’une des branches supérieures de la Gambie , appeléeGrcy-river par les Anglais , qui emporte l’excédent des pluies. La Faléiné,le Bafing et autres rivières appartenant au système sénégalais naissent dans 9bipartie méridionale du massif, moins élevée que la région du centre, etles diverses rivières qui vont directement à la mer au sud du bassin de laGambie , le Geba, le Bio-Grande, le Cassini, la Kakrima, ne reçoivent leureau que du versant sud-occidental des monts. Quant au Niger ou Djoliba,c’est par de petits affluents latéraux qu’il prend sa part de l’excédent despluies tombées sur le massif central de la Sénégambie. Les sources de la(iambie ont été visitées par Hecquard, par Bayol et Noirot. Elles se trou-
1 Africunus Horion, West African Countries and Pcoples.