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.NOUVELLE GÉÜGIiAI'HIE UNIVERSELLE.
principale de la vaseuse (lambic : un de ces marigots, qui serpente aumilieu des alluvions à l’ouest de la grande entrée, est l’Oyster-creek on« marigot des Huîtres ». Son nom meme dit que ce n’est point une embou-chure fluviale, mais bien une coulée d’eau marine, car, d’après von lîaor,les huîtres ne se développent que dans une eau mélangée de sel dans laproportion de 18 pour 1000; ces mollusques s’étalent en bancs sur lessables et s’attachent, en grappes aux racines des palétuviers. De formi-dables requins peuplent les eaux de l’Oysler-creek : les baigneurs ne s’yhasardent point. Au nord, d’autres marigots tortueux vont rejoindre, àtravers les forêts, l’estuaire du Salouin.
Sur les bords de la (iambie, la terre ne se montre que par les rares brè-ches de la haie des palétuviers; mais quand on a dépassé cette zone devégétation littorale, ainsi que la région des marigots et des marais, onentre dans un pays gracieux, doucement ondulé, parsemé de ces arbrestouffus et de ces bouquets de verdure qui ont fait comparer aux pairs anglais tant de contrées africaines. Les campagnes riveraines de la Gambie sontbeaucoup plus boisées que celles du Sénégal ; elles offrent une plus grandevariété d’essences, parmi lesquelles les baobabs, diverses espèces de pal-miers et les fameux arbres à beurre : en maints endroits les forêts sontinterrompues par des savanes dont les graminées atteignent, jusqu’à(î mètres de hauteur. Dans l’île même de Saint-Mary croissent en touffes lesapris à chapelets (ahrus precatorim), légumineuses ainsi nommées de leursgraines rouges et noires, qui ont l’apparence du corail et dont on se sertpour faire des colliers et des rosaires. Mais quelle est cette pandanée, la mys-térieuse fandiaué, dont les fruits, disent les indigènes, s'enflamment spon-tanément à l’époque de la maturité, et assurent un bonheur constant à ce-lui qui s’en empare'? Les animaux sauvages sont encore dans leur empireà une faible distance des établissements anglais ; les lions rôdent autour desvillages, et, dans les sentiers boueux, de profondes empreintes rappellentle passage de l’éléphant. A la fin du seizième siècle, la Gambie était lefleuve d’Afrique d’où l’on exportait le pins d’ivoire; souvent les naviresrencontraient des bandes d’éléphants nageant de l’une à l’autre rive 3 . Deseroeo. . s marigots de ses bords.
Diverses tribus peuplent le bassin de la Gambie ; mais en aval desFoula de la montagne et des Djallonké qui leur sont asservis, la plupart desGambiens appartiennent au groupe nigritien des Mandingues : c’est dans
' Anne Raffi'iicl. youveau voyage au Pays des yèyves.1 D'Almadu ; Jobson, ouvrages cités.