Band 
Livre XII. L'Afrique Occidentale.
Seite
297
JPEG-Download
 

i;amhie. casamance.

297

une compagnie concessionnaire. Le revenu de la colonie anglaise, pro-duit presque uniquemenl par les droits de douane, sélève en moyenne à025 000 francs. En 1880, la Gambie na pas de dette publique : elle possèdemême une avance égale à une année de revenu; cest un excédent dubudget qui a servi à payer l'importante expédition de Gouldsbury. Depuis1870, les Anglais nont plus de forces militaires sur la Gambie ; la police,composée de cent onze hommes, presque tous gens de Sierra-Leone , estcommandée par un Européen. I.e corps des volontaires chargé de la dé-fense du territoire na pas encore eu loccasion de se réunir ; quand laguerre éclate entre les tribus, le gouvernement colonial proclame sa neu-tralité, mais les belligérants noublient point que les comptoirs et les ba-teaux anglais sont pour eux propriété inviolable. Toutes les écoles sontconfessionnelles, protestantes, catholiques ou mabométanes, et commetelles, indépendantes du pouvoir civil ; néanmoins la plupart des enfantsvont à lécole, si ce n'est pendant la saison du troc : alors ils accom-pagnent leurs parents dans les comptoirs.

V

CASAMANCE

Celte rivière, ainsi nommée du mu nsa ou souverain de la peuplade desCassa 5 , est dans son ensemble beaucoup plus un estuaire quun fleuve.Tes sources, qui naissent au pied des terrasses du Kbabou, nont pasencore été visitées, mais elles ne naissent certainement pas à plus de 500kilomètres dans lintérieur à vol doiseau, car au delà le pays, parcourupar Gouldsbury en 1881. appartient au bassin de la Gambie . Resserré, aunord et au sud, entre les deux dépressions parallèles coulent la Gambie et le rio Cacheo, le bassin de la Casamance na probablement pas {dus de15 000 kilomètres carrés en surface. En 1870, la population de ce terri-toire navait été recensée quaux deux postes occupés par les Français etpeuplés ensemble de 2500 personnes : dans tout le pays on lévalue à unecentaine de mille habitants.

Dès le milieu du seizième siècle les Portugais trafiquaient dans lebassin de la Casamance; ils connaissaient même à lintérieur des cheminsde commerce qui leur permettaient de se rendre jusquau Saloum par les

1 ltlue Bout, C.4812, Paper* relative lo Colonial Possessions.- Hyacinthe llccquard, Voyage en Afrique .

XII.

38