i;amhie. casamance.
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une compagnie concessionnaire. Le revenu de la colonie anglaise, pro-duit presque uniquemenl par les droits de douane, s’élève en moyenne à025 000 francs. En 1880, la Gambie n’a pas de dette publique : elle possèdemême une avance égale à une année de revenu’; c’est un excédent dubudget qui a servi à payer l'importante expédition de Gouldsbury. Depuis1870, les Anglais n’ont plus de forces militaires sur la Gambie ; la police,composée de cent onze hommes, presque tous gens de Sierra-Leone , estcommandée par un Européen. I.e corps des volontaires chargé de la dé-fense du territoire n’a pas encore eu l’occasion de se réunir ; quand laguerre éclate entre les tribus, le gouvernement colonial proclame sa neu-tralité, mais les belligérants n’oublient point que les comptoirs et les ba-teaux anglais sont pour eux propriété inviolable. Toutes les écoles sontconfessionnelles, protestantes, catholiques ou mabométanes, et commetelles, indépendantes du pouvoir civil ; néanmoins la plupart des enfantsvont à l’école, si ce n'est pendant la saison du troc : alors ils accom-pagnent leurs parents dans les comptoirs.
V
CASAMANCE
Celte rivière, ainsi nommée du mu nsa ou souverain de la peuplade desCassa 5 , est dans son ensemble beaucoup plus un estuaire qu’un fleuve.Tes sources, qui naissent au pied des terrasses du Kbabou, n’ont pasencore été visitées, mais elles ne naissent certainement pas à plus de 500kilomètres dans l’intérieur à vol d’oiseau, car au delà le pays, parcourupar Gouldsbury en 1881. appartient au bassin de la Gambie . Resserré, aunord et au sud, entre les deux dépressions parallèles où coulent la Gambie et le rio Cacheo, le bassin de la Casamance n’a probablement pas {dus de15 000 kilomètres carrés en surface. En 1870, la population de ce terri-toire n’avait été recensée qu’aux deux postes occupés par les Français etpeuplés ensemble de 2500 personnes : dans tout le pays on l’évalue à unecentaine de mille habitants.
Dès le milieu du seizième siècle les Portugais trafiquaient dans lebassin de la Casamance; ils connaissaient même à l’intérieur des cheminsde commerce qui leur permettaient de se rendre jusqu’au Saloum par les
1 ltlue Bout, C.4812, Paper* relative lo Colonial Possessions.- Hyacinthe llccquard, Voyage en Afrique .
XII.
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