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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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GUI-NÉ PORTUGAISE.

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noms spéciaux leur ont été donnés, et dans l’usage ordinaire l’appellationde Gui né n’a été retenue que pour les possessions portugaises des cotes afri-caines entre les bassins de la Casamance et de la rivière Componi. La con-vention laite récemment avec la France a nettement délimité ces posses-sions, non par les traits naturels du sol, rivières et montagnes, maispar les degrés de longitude et de latitude. Le territoire, sinon soumisau Portugal , du moins attribué à sa domination future, est désormaisindiqué sur la carte et l’on peut eu calculer la superficie, quoiqu’on ne l’aitpoint encore reconnue en entier et qu’il reste bien des espaces à découvrir.Dans les limites géométriques tracées par la convention, la superficie de laGuiné peut être évaluée à 4 "2 000 kilomètres carrés. Ouanl à la surface duterritoire réellement occupé par les Portugais , elle ne dépassait pas en 1885une étendue collective de 09 kilomètres carrés, avec l’enclave de Ziguin-chor qui appartient maintenant à la Sénégambie française, et les habi-tants de toute race qui s’y trouvaient groupés étaient au nombre d’environdix mille. Pour ce qui est de la population dans l’ensemble du territoiredélimité, on ne saurait l’estimer que par analogie avec celle des contréesvoisines, soumises aux memes conditions climatiques et sociales. L’état deguerre qui règne entre les populations envahissantes et les tribus refou-lées, les déplacements volontaires ou forcés des indigènes à la suite desconflits de peuple à peuple, des inondations fluviales, des incendies deforêts, ne permettent pas d’évaluer à plus de 150000 individus, le nombredes habitants de la Guiné. Quelques auteurs portugais attribuent au pavsune population beaucoup plus dense : ce dont on ne saurait s’étonner, cardes millions d’hommes pourraient vivre à l’aise dans celle région fertile,abondamment arrosée par les fleuves descendus des montagnes du Fouta-Djallon .

La Sénégambie portugaise est en entier dans celte zone du littoral afri-cain que les fleuves, prolongés en estuaires, ont découpée en étroites pénin-sules, et que la mer a déchiquetée en archipels, encore limités à l’ouestpar l’ancienne ligne du rivage. Ges diverses rivières qui prennent naissancedans les liantes vallées, et pour la plupart à l’est de la frontière franco-portugaise, sont fort abondantes en proportion de leur bassin et, connueles fleuves du nord, Saloum, Gambie , Casamance, peuvent cire remontéesen embarcations marines jusqu’à une grande distance dans l’intérieur, grâceau flot qui pénètre dans les estuaires et soutient le courant fluvial. Le coursd’eau le plus septentrional du territoire, le Cacheo, appelé aussi rio deFarim et Sanlo-Domingos. est presque parallèle à la Casamance, dont ilest séparé par une zone de terrains doucement ondulés ayant une lar-