NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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Boujago traversent encore la période du matriarcal, du moins par lapolyandrie facultative. La femme ne va pas dans la case du mari, elle lereçoit dans la sienne. File ne lui doit point lidélité; quand cela luiconvient, elle quitte* le domicile commun. Il lui suffit d’en donner avis ;toutefois elle serait mal accueillie si elle revenait les mains vides; d’ordi-naire élit 1 porte une mesure de riz ou bien amène une chèvre ou une vacheà lait pour prix do son trafic.
Los missionnaires de l’Islam sont à l'œuvre dans toutes les trilms de la(luiné portugaise, et mainte peuplade s'est convertie, au moins de nom.Dans le pays des Xalou, les communautés musulmanes se succèdentjusqu’à la mer : et; qui s’explique par la grande proximité de cotte contréeet du Foula-Djallon ; les envahisseurs Foula-, à la fois conquérants et pro-pagandistes, n’ont, en cet endroit, qu’a descendre de leurs montagnespour atteindre le rivage de l'Océan 1 . Ouanl à la circoncision, c’est unepratique générale chez les tribus de la (iuiné et. d'après de Barros, elle seferait en dehors des idées religieuses, comme le signe d’une sorte de franc-maçonnerie entre gens de. toute origine et de tout culte, animistes,mahometans, chrétiens*. Avant que le mahométisme fût devenu pré-pondérant et qu’il eût modifié par une influence lointaine les idées reli-gieuses des peuplades non converties, les tribus du littoral avaientsurtout le culte du diable; il leur semblait inutile de (nier les géniesfavorables, mais elles conjuraient les démons malfaisants. Les indigèneschez lesquels ces pratiques d’exorcisme se sont maintenues se réunissentdans un china ou lieu sacré; telle peuplade a choisi le pied d’un grandarbre, telle autre le rivage d’un fleuve ou de la mer; telle autre encorela place du village ou le palais du chef; celle-ci arrose de vin de palmele pieu placé au centre du china, puis sacrilie un bœuf,- une chèvre ouun coq et lit les présages dans les entrailles et le sang; ces présages sonttoujours favorables si la cérémonie s’est faite suivant les règles prescriteset le démon s’éloigne de la tribu. Pour combattre les diables secondaires,les esprits qui jettent, le mauvais sort sur les hommes et les bêtes etfrappent les corps de maladies, on a recours à des magiciens, les jamha-coz, enchanteurs des plus habiles qui réussissent infailliblement à chasserle mal. Pourtant il arrive parfois que la maladie se termine par la mort;ce n’est point que le maléfice ail triomphé, mais dans ce cas le patient avoulu en finir avec sa vie actuelle pour en recommencer une autre. 11 est
1 BiTt'iigiT-Féraml, Les Peuplades de la Sénéyainbie.
■ De Barros. Bolelim du Sociedade de Geuyraphia de Lisboa. 1882: — Travassos Valdez, Si.rYcars of a Traveller's Life in Western Africa.