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Les Furopeens qui visitent les Sou-Sou sont frappés de leur extrême poli-tesse à l’égard les uns des autres. A la vue d’un vieillard portant un far-deau. le jeune honnne s empresse de 1 en décharger pour un bout dechemin. Meme deux inconnus qui se rencontrent ne manquent pas de sedemander réciproquement, des nouvelles de leur santé et d’échanger desvœux et des remerciements : on voit que le peuple a la conscience de sa civi-lisation et du respect qu’il se doit. Sa langue est douce, un peu monotoneet chantante, mais fort souple et lacile à comprendre : de là sa grande uti-lité comme idiome du commerce pour tous les indigènes de la contrée. Le
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Ouest de G reeowich
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sou-sou a déjà quelque littérature, vocabulaires, notices grammaticales,traductions de pièces chrétiennes et d’évangiles : c’est un idiome man-dingue, auquel manque le genre et qui forme ses mots au moyen depréfixes.
Suivant la position géographique de leur district et la résistance qu’ellespeuvent opposer à l’ascendant des Foula, les diverses peuplades des Sou-Sou sont plus ou moins entrées dans le monde musulman. 11 en est qui sontrestées complètement fétichistes et ne portent pas même de versets du Coran comme amulettes; d'autres se disent mahomélanes sans l'être et célèbrentles fêtes du Ramadan : d’autres enfin sont animées déjà de la même ferveurreligieuse que leurs voisins les Foula. Il est aussi des tribus, près des