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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE

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Sugar-Loaf. ou « Pain de sucre », à 700 mètres au-dessus de la mer, pres-que toujours enveloppé de nuages. Au nord-ouest le cap Sierra-Leone, ausud le cap Shilling ou False Cape, prolongé par l’ile des Bananes et quel-ques îlots, terminent le massif péninsulaire. On répète souvent que lesmonts de Sierra-Leone sont d’origine volcanique, et c’est à un reste depression des gaz enfermés que l’on attribue les tremblements de terre quiont eu lieu dans le pays, notamment en 187»S et ]80t2 ; mais les roches([lie l’on voit aux alentours de la ville ne justifient pas cette hypothèse : cesont des blocs et des dalles de grès, comme sur le continent voisin. D’aprèsMatthews, on observerait sur la cote de Sierra-Leone de nombreux indicesd’affaissement du sol ; d’anciennes îles de l’estuaire des Scarcies se trou-veraient maintenant changées en bancs de sable, sous 4 mètres d’eau; demême un banc de l’estuaire de Sierra-Leone aurait fait partie du conti-nent, et l’emplacement d’un fort bâti par les Portugais à l’embouchuredu rio Callinas aurait été dès la lin du siècle dernier à 10 kilomètres durivage et à la profondeur de lô mètres 1 . Mais pour vérifier la valeur deces affirmations il serait nécessaire de les appuyer sur une longue séried’observations comparées.

Dans la zone côtière de Sierra-Leone , de même que dans toute la régiondu littoral sénégambien, le sol argileux recouvre un sous-sol composé d’ungrès grossier et ferrugineux, que l’on pourrait facilement découper à lahache, mais qui durcit rapidement à l’air et forme d’excellents matériauxde construction. Sur la terre sont épars des blocs de granit bleu et autresroches cristallines, presque tous arrondis et revêtus d’une teinte noirâtrepar l’action du soleil et des intempéries. Les indigènes qui veulent utiliserces pierres pour leurs bâtisses enlèvent la terre autour des blocs, puis lessoumettent à l’action d’un feu prolongé pendant quarante-huit heures, etsoudain, versant de l’eau froide sur la roche dilatée, la font éclater en frag-ments inégaux *. Quelle est l’origine de ces blocs erratiques? A la vue de cespierres, provenant de montagnes lointaines, l’idée que ces régions del’Afrique équatoriale ont eu aussi leur période glaciaire ne se présente-t-elle pas à l'esprit et ne semble-t-il pas naturel d’attribuer la forme dé-coupée du littoral, entre les caps Roxo et Saint-Ann, à l’action des fleuvesde glace descendant autrefois des monts du Fouta ?

Des rivières nombreuses, alimentées par d’abondantes pluies, s'écoulentdu faîte montueux et traversent le territoire de Sierra-Leone . La Bokelle, le

’ Maillions. A Ymjatje tu the river Sierra-Leone.- Richard lhirlon. W'aiuleringtt in IUrs/ Africa.'

Horion, üimale uf IVesl Cuasl of Africa.