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Sierra-Leone . D’ailleurs la hi'ise de mer prévaut sur tout le littoral dans lapartie chaude de la journée, tantôt à partir de dix heures, tantôt une oudeux heures plus lard. La côte de Sierra-Leone se trouve complètement endehors des vents alizés réguliers: tandis qu’en hiver, lorsque tout le sys-tème des vents est ramené vers le sud, l’action des alizés se lait sentirjusqu’aux bouches de la Mellacorée. et des Scarcies, Freetown reste dans lazone des moussons, des calmes et des vents irréguliers. Le harmattan, quidomine pendant quelques jours d’hiver, en décembre et en janvier, souillede l’est ou de l’est-sud-est : il apporte avec lui l’imperceptible poussièredu désert. Rarement il dépasse la zone du littoral ; dans ces parages, on nele sent plus en mer à quelques kilomètres.
Les pluies sont plus abondantes sur les côtes de Sierra-Leone que surtoute autre région de l'Afrique occidentale; mais elles varient d’une ma-nière étonnante suivant les années. Ainsi, d’après Royle et llorton, la quan-tité d’eau pluviale, qui représentait en 182!) une hauteur de 7 rn ,72, nes’éleva pas même à S!) centimètres en 1858 : l’écart entre les années variedonc dans la proportion de l’unité à l’octuple. line moyenne de neuf ansdonne pour la colonne annuelle des pluies à Freetown une hauteur de5 mètres 551 millimètres On cite des pluies exceptionnelles de 10, de,20 centimètres en vingt-quatre heures ; le 25 août 182!) la chute totaledans la journée fut telle, que, sans écoulement, elle eût recouvert le sold'une couche liquide de plus de 40 centimètres d'épaisseur; lors de cesgrandes pluies il n’est pas rare que la grêle tombe sur les sommets desmontagnes.
En moyenne les averses commencent à Sierra-Leone aux premiersjours de mai, un plein mois avant qu’elles tombent au Sénégal : deux outrois petits cyclones, produits parla rencontre des vents hostiles, indiquentd’ordinaire rétablissement régulier de la saison des pluies. L’abondancedes averses s’accroît de semaine en semaine pendant les mois de juin et dejuillet, puis elle diminue avant le harmattan. Fréquemment, vers le15 novembre, la lin des pluies est annoncée par un mouvement dans leshauteurs de l’air que llorton désigne sous le nom d’ouragan des nuages.Dans les couches inférieures l’atmosphère est d’un calme parfait, le cielest couvert d’une nappe de vapeur noirâtre qui ressemble à une massesolide ; un bruit sourd se fait entendre et grandit peu à peu : c'est un fracasnon interrompu, mais sans éclats de foudre, comparable au grondementd’un convoi de chemin de fer dans un souterrain. Quelques décharges
1 llanu, ouvrage cité.