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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
noire el blanche, un étal constant de régression, la natalité étant chaqueannée moindre que la mortalité. 1rs animaux importés du nord périssentrapidement; même les chevaux qu’on introduit des pays de l’intérieurmeurent de paralysie en peu de mois ou d’années; les chiens d’Furopc quiaccompagnent leurs maîtres ont la lièvre comme eux. Les animaux qui ré-sistent subissent de grandes transformations d’aspect. Les agneaux nais-sent tous avec une tète noir» 1 , ce qui est peut-être un retour au type pri-mitif; les chiens changent de pelage, leurs oreilles s’allongent el ils cessentd’aboyer; les chats deviennent gris, leur museau se projette en avant et ilsse dressent plus haut sur pattes'.
La population indigène qui domine dans l’intérieur du territoire deSierra-Leone est la puissante nation des Timni (Timani, Temné), qui com-prendrait environ 200 000 individus, divisés en plusieurs peuplades et enautant de royaumes qu’il y a de villages. C’est un chef timni qui vendit auxAnglais la péninsule de Sierra-Leone , mais les anciens maîtres du sol nesont pas toujours restés en paix avec les nouveaux venus et plusieurs fois,dans les premiers temps de l’occupation britannique, les Timni attaquè-rent les Anglais dans leur péninsule. Repoussés sur le continent, puisassaillis à leur tour dans leurs villages palissadés, ils n’ont plus la pre-mière audace, mais ils ne sont pas encore complètement vaincus : laguerre sévit parfois, quoiqu’elle n’ait plus les mêmes lieux pour théâtre,les tribus ayant été repoussées à une assez grande distance dans l’intérieur.Encore en 1885 un village situé non loin de Waterloo , à une quarantainede kilomètres au sud-est de Freetown , fut attaqué par les indigènes; deshommes furent tués, des femmes et des enfants emmenés en captivité. LesTimni habitent principalement les plaines comprises entre la Rokelle etla Petite Searcie, mais diverses peuplades, portant des noms distincts,quoique de même origine et parlant les dialectes d’un même langage,vivent en dehors de ce territoire. Les Timni sont, en général, des hommesde taille bien prise, vigoureux, adroits, de figure agréable el dans les ré-gions écartées où ils ne subissent pas l'influence, démoralisante des « civi-lisés» de Freetown , ils ont le regard franc, l’attitude hère et le bras cou-rageux. Ce sont de laborieux agriculteurs, qui récemment encore se ser-vaient, pour ameublir le sol, de houes faites en bois dur : ils ne connais-saient pas le fer. Ils approvisionnent Freetown de riz, de noix de coco, de
Winwood Rcnilc, The Afriam Skelch-hooli.