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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE

tnblo Carpenter’s rock, offre un aspect enchanteur quand les montagnesde la presqu’île sont dégagées des nuages qui les entourent pendant la plusgrande partie de l’année. La lbrét, éclaircie par le feu, s’est divisée engroupes d’arhres majestueux, que séparent des espaces herbeux ou couvertsd’arbrisseaux; sur un promontoire se dresse un massif de baobabs gigan-tesques, servant de point de reconnaissance aux navires qui cinglent versla rade ; de gracieux vallons s’ouvrent entre les collines doucement arron-dies et par-dessus leurs croupes se montrent les sommets de la montagnedes Lions. Des maisons construites à l’européenne sont éparses sur larive ; au fond, entre les deux baies de Krooboy eide Fourah, apparaît Free-town , la «Cité des Hommes Libres ». La première capitale de la colonienègre. Granville , avait été fondée dans une plaine voisine. Fn 179d, uneescadre française apparut devant cette bourgade et la brûla ; depuis cetteépoque aucun village n’a été rebâti sur eel emplacement. Ensuite on fitchoix de la baie malsaine de Freetown , au lieu de prendre un site pluséloigné des marais et bien exposé aux brises de la mer. D’ailleurs les par-ties élevées de Freetown sont relativement salubres, et souvent la fièvrejaune a fait de grands ravages dans les faubourgs d’en bas sans monteraux casernes bâties sur une colline, haute de 120 mètres. Très vaste, carelle s’étend sur un espace de [tins de 10 kilomètres carrés, Freetown pos-sède quelques beaux édifices, écoles, églises, bétels du gouvernement ;mais en quelques rues on ne voit que des ruines et mainte demeure déla-brée est envahie par les herbes et les arbustes : dans ce pays, la répu-tation d’initiative qu’ont les commercants anglais n’est pas justifiée. Surles côtes de l’Afrique occidentale, Freetown est le principal marché debêtes vivantes : les agents des ménageries d’Europe viennent y acheter desserpents, des fauves, même des gorilles et des chimpanzés. Fn des ophi-diens de la contrée, appelé « serpent cracheur », lancerait en effet un jetde salive fort dangereux pour les yeux des personnes atteintes '.

En dehors de cette ville de 30 000 habitants, il n’y a guère d’agglomé-rations urbaines proprement dites dans les possessions de Sierra-Leonc. Lapéninsule est parsemée de villages aux noms anglais : Aberdeen, Millier-force, Wellington, Regont, Wirk, llastings, Materloo; l’ancien comptoirfrançais de Gambia , dans une île de la Rokelle, est à peine habité. Dansl’intérieur du continent, le Porl-Lokko a [iris une certaine importance,grâce à sa position sur la rivière du même nom, qui va rejoindre l'estuairede la Rokelle. Les bateaux s’arrêtent au Rort-Lokko, où se trouvent les

1 Richard liurton, To the Gold-Coast for Gohl