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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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KAM1UA, BIFFE il, S AM A VA, FALABA.

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entrepôts des Imitants mandingues, et c’est de là que partent les expédi-tions vers le haut pays : Gouldsbury, Zweifel et Moustier firent leurs prépa-ratifs de voyage dans celte station avancée des commercants et des mission-naires anglais . Au nord, le poste de Kambia est le chef-lieu des terresbasses de la Grande Scarcie : c’est un marché agricole, entouré de bellescultures jusqu’à plusieurs lieues de distance. Fn face de celte ville, surla rive droite du lleuve, est la bourgade mahoinélanede llilleb, habitée seu-lement par des étudiants qui se sont groupés autour d’un célèbre profes-seur; meme une école de biles est rattachée à celte fondation savante,soustraite à toute influence européenne.

Hors du territoire britannique, plusieurs bourgs populeux ont del’importance comme centres de commerce ou capitales. Sumala, nonloin des sources de la Grande Scarcie, est un lieu de rassemblement pourles caravanes du Fouta-Djallon . Sur la Kabba, affluent septentrional de laPetite Scarcie, Samaya est le marché le plus fréquenté : c’est la capitalede la tribu sou-sou des Tambakka ou Tamboulchi et le principal lieud’étape tics caravanes entre Porl-Lokko et la première ville du Fouta-Djallon , Taliko, située à l’extrémité sud-occidentale des domaines de l’al-mamy. Dubaya, place fortifiée , domine du haut de sa colline un petitroyaume de vallées verdoyantes. Dans le pays des Fimba, les bourgs fré-quentés par les marchands sont ceux de Boumba et de Boumbadi (13igUumba et bittle Buinba); Kaballa est la résidence du chef le plus puissantdes Kouranko, et Falaba est la « ville de guerre » des Solima. File setrouve aussi dans le bassin de la Petite Scarcie, mais très près du seuil quimène au haut Niger : d’après Iîlyden, ce serait, grâce à la faible inclinai-son et à la régularité de la pente océanique, l’endroit le plus favorablepour la construction d’une voie ferrée entre la péninsule de Sierra-Feone etle Niger . Falaba est une cité prospère, entourée de campagnes d’unegrande fertilité ; tous les avantages sont réunis en ce lieu pour lui assurerdans l’avenir un rôle économique de premier ordre : sa population s’élè-verait à six mille habitants.

Dans les régions occidentales des protectorats anglais , près de la fron-tière libérienne, divers villages, d’ailleurs faiblement peuplés, ont un nomfameux comme lieux de palabres entre les délégués des tribus. Telles sontBaharma et Bandasouma, capitale de la reine des Barri, dans le bassinde laSoulima.

Le territoire colonial de Sierra-Leone est administré par un gouverneur