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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE

cependant il est peu de contrées qui promettent aux voyageurs de plus inté-ressantes découvertes. C’est directement au nord que l’on s’attendait jadisà trouver les massifs les plus élevés de celte chaîne de montagnes, dite deKong, dessinée par les géographes sur la foi de vagues récits et pour seconformer aux analogies que présentent les continents ; mais il parait pro-bable maintenant que dans celte partie du continent africain le seuil departage entre les deux versants est peu élevé; les rivières n'ont qu’unefaible pente et ne transportent que peu de galets. M. Chaper pense qu’ilserait tirs facile d’atteindre le faite pour redescendre vers les sources dela branche orientale du Aiger, peut-être plus longue que la branche occi-dentale suivie par les explorateurs sénégambiens. Par celte roule du Séné-gal des marchands bambara se rendent à la cote de l'Ivoire 1 * . On dit qu’àtrois ou quatre journées de marche au nord de la lagune du Grand-Bassani il existe une cité du nom de Paon ré que fréquentent des « gensà cheval », probablement des Mandingues du haut Aiger 3 . Là est la routequ’auront à suivre les explorateurs qui rattacheront les possessions fran-çaises de l’Assini à celles du Soudan et du Sénégal .

La partie occidentale delà côte de l’Ivoire, celle dont les populations jouis-sent encore de toute leur indépendance, est la plus élevée et l’on y'voit deshauteurs appelés «montagnes » par les marins : tels sont les monts deSaint-André, dont le nom a été changé en celui deSassandra par les nègres;la [dus liante cime a 2<Sli mètres. Plus loin, le mont Langdon et les collinesdes Sœurs ont respectivement 10!) et 110 mètres. Suivant toute appa-rence, la plupart des falaises, composées de roches, blanches à la base etrecouvertes d’assises horizontales d’un rouge, franc, sont des stratesdegrés". Quelques rivières descendent à la mer dans cette partie dulittoral, api'ès avoir traversé, disent les indigènes, une grande lagune,le Glé. se développant parallèlement à la cèle. Le fleuve Laliou, dontle cours a été choisi comme limite occidentale des possessions fran-çaises, est probablement assez long et doit naître dans la région deshautes montagnes; il roule une forte quantité d’eau et se jette dans lamer par trois liras, que séparent des îles boisées. Mais les barres d’entréesont tellement périlleuses, qu'on n’essaye même pas de les franchir encanot : les indigènes s'y hasardent en pi rogne et fréquemment ils chavirentdans les rouleaux des brisants. L’accore de la berge sous-marine, dite« plateau des sondes », se maintient à une assez grande distance du ri-

1 François; H:' Ki-ihiitlcl, lualruclious nnnliques.

- Fleuriot île Lunule, Tour du Monde, Ü 0 sein., 1S7Ô.

3 Chaper, Bulletin de. lu Société de Géologie de France, ISSN .