BOUCHE DE LA VOLTA, BRISANTS DE LA COTE.
niant des îles nombreuses et très peuplées. La régularité géométrique dela plage semi-cireulaire tournée vers l’Océan est telle, qu’on 11 e sait oùchercher le cap Saint-Paul, indiqué sur les caries : les marins n’ont pule déterminer que d’une manière conventionnelle, par un bois qui d’ail-leurs disparaît fréquemment sous l'embrun rougeâtre du Ilot brisé. Ennui endroit de la côte de (Initiée la calcmma, c’est-à-dire la multiple rangéedes luisants parallèles qui viennent successivement s’écrouler sur la plage,ne présente un aspect plus formidable. Les marins lui donnent le nom de« barre » comme aux seuils qui ferment l’entrée des rivières et auxlames qui s’y brisent. C’est en effet, entre la liante merci le rivage, unevéritable « barre », que les matelots les [ilus expérimentés ne traversentpas sans émotion. En tout temps, meme lorsque la mer est calme, sesuivent ces vagues grondantes : la marée, le vent, le courant les exaspèrent;parfois les Krou meme n’osent s’y hasarder dans leurs sitrfboalx ou « bar-ques de brisants », esquifs arrondis à l'avant, qu’ils manœuvrent àla pagaye, non à la rame : d’après ces habiles pilotes, il y aurait unesorte de rythme dans la succession des vagues; ils savent d’avance quellelame, les portera le moins violemment vers le rivage. Delà plage de sableferme sur laquelle vient se recourber et s’abattre la vague énorme, héris-sant sa crête d’une longue fusée d’écume, on voit au loin, comme suiune colline mouvante, les navires se balancer doucement sur la mer.
Sur la côte de l’Or, les saisons se succèdent dans le même ordre etoffrent les mêmes phénomènes que dans les régions situées plus à l’ouest.Là aussi, comme sur la côte des Dents, la saison des grandes pluies, quicommence en mars ou en avril, est annoncée par de violentes tornades,puis les vents se calment peu à peu à mesure que les pluies s’établissent ;les brises de terre et du large sont très légères. Les moussons reprennentavec la saison des sécheresses : les vents du sud-ouest viennent frapper lacôte, soulevant les vagues et cachant l’horizon sous un voile de brume ;même dans l’intérieur, on voit souvent les brouillards ramper sur le som-met des monts. En octobre, après l’équinoxe, vient la petite saison de>pluies, la plus redoutée des Européens, puis janvier et février ramènent letemps sec; c’est alors que le harmattan souille le plus fréquemment,repoussant les barres au large et facilitant aux navires l’entrée des lleuves :l’herbe jaunit, les feuilles se dessèchent, l’air se charge de poussière. Lesécarts de température observés par les missionnaires à la station d’Abe-tili, bâtie à 000 mètres d’altitude dans les montagnes d'Okwahu, sont de10°,N à 55°, i; lorsque le thermomètre marque 17 degrés, on souffre déjàbeaucoup du froid; en moyenne, la différence de température entre le cl i-