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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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FA.vri et ai;ïri:s i-et ri. es du littoral.

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gués, les mœurs, les institutions politiques et sociales, les conceptions re-ligieuses; néanmoins les tribus de l’est, Accra , Ivrobo, Awouna, Agolimé,Krepi, se distin<ilienl des Failli [iro[»remenl dits par mie plus grande indus-trie, plus de courage et de lierlé, aussi bien que par une plus grande vigueurphysique. On les comprimait autrefois sous le nom générique de Mina ouAmina, ivservé maintenant à des tribus qui vivent plus à l’est, sur la côtedes Esclaves. Suivant la proximité des marcbés de la côte, la fréquentationdes routes, la présence ou l’absence de missionnaires européens, lesdiverses tribus présentent tous les étals successifs de transition entre lasauvagerie décrite par les missionnaires portugais et les premiers explora-teurs, Ai'tns, AiIla 11 11 de liellefond, Dosinan. Sniitb, des Man bais, Ilarbol,Isert, et la demi-civilisation que constatent les voyageurs contemporains.

De nos jours, des ministres catholiques et protestants, mais princi-palement des luthériens de la mission de llàle, successeurs des FrèresMo raves, qui vinrent dans le pays dès 17. ><», ont fondé de nombreuses mis-sions parmi ces indigènes et quelques villages nouveaux sont unique-ment peuplés de nègres convertis 1 ; néanmoins bien rares en proportionsont parmi ces noirs ceux qui se disent chrétiens autrement que pour entirer avantage ; plusieurs sont à peine baptisés qu'ils se font maiiométans.Pourtant il se fonde cliez les nègres de Cape-Coasl et d’Accra de nouvellessectes que l’on peut comparer à celle des Taïping, dans la société chinoise,poui‘ le mode de formation, ainsi que pour le dogme partiellement chré-tien, et qui témoignent d’une évolution religieuse spontanée. I.es fétichessont tombés en discrédit dans les pays d’Adélé et d’Akabou, à l’est dela moyenne Aolta : des missionnaires indigènes y annoncent un nouvelévangile, « disant qu’un fils vient de naître à Dieu et qu’il a défendu detravailler le dimanche ». Ces nouveaux venus s’établissent en dehors desvillages, et des prosélytes se groupent autour d’eux 5 . Quand les Portugais leur parlaient d’un Dieu suprême, les riverains de la côte de l’Or ne vovaienteu lui que le grand fétiche des peuples européens : « Ce n’est pas lui quinous lournil l’or, disaient-ils. c’est la terre; il ne nous a pas donné'le maïs ni le riz, c’est notre travail ; la mer nous livre les poissons ; etles arbres à fruits, c’est vous. Portugais, qui nous les avez apportés 7 ’. »Ce. dieu étranger était pour eux un être blanc comme les hommes quiI adoraient; mais eux, n’élaienl-ils pas noirs et pouvaient-ils invoquer un

1 Misions île Baie à la tôle de l'Or au 1 er jamier 188*2 :

JO stations, 50 missionnaires, hommes et femmes; 1780 fidèles, !20i élèves.

Uamscyer, mémoire rite.

■’ Artus. Indes Orientales, collection de !»rv.