P R A II, COUMASS t.
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portant presque tous des noms significatifs et poétiques, sont assez bienconstruits dans le voisinage de la cote, grâce aux leçons que prennent lesémigrants temporaires, maçons et charpentiers, dans les villes du littoral.Parmi ces villages de l'intérieur sur la roule de Coumassi, les deux plusimportants au point de vue stratégique sont occupés par une garnison desoldats noirs : l’un, situé dans une clairière, à moitié chemin de la cote,à l’endroit où se réunissent les branches maîtresses du Prali, porte h*nom de Mansou,qui appartient dans la contrée à plusieurs autres groupesd’habitations; l’autre, Prahsou, la « Tète du Prali », est bâti sur la ri-vière de ce nom, en aval du confluent de l’abondante rivière Birim. Dansce poste, que les rapports militaires désignent comme la « clef» du paysdes Achanli, les chefs du royaume voisin viennent demander les conseilsou prendre les ordres des représentants du pouvoir britannique.
Coumassi (Coomassie) est une grande ville, d’environ (j kilomètres encirconférence, située dans une vaste plaine au sol rougeâtre et lerrugineuxqu’arrose un ruisseau tributaire du Dali, la principale branche occidentaledu « Fleuve sacré ». Bien que cette ville, capitale d’un royaume indépen-dant de nom, soit en réalité vassale de l’Angleterre, elle n’ouvre pas large-ment ses avenues aux étrangers : on n’y est introduit qu’après attente etpar des chemins détournés à travers les broussailles; des fétiches sontplacés de distance en distance aux endroits où doivent passer les visiteurs,afin que tous les maléfices de l’homme blanc soient écartés; naguère (fê-laient des cadavre,s humains qu’on étendait sur les routes ou qu’on atta-chait aux branches des arbres pour faire reculer l’étranger. On dit qu’avantla guerre la ville de Coumassi était peuplée de 70000 individus. Après lepassage, des Anglais , la destruction du palais royal, l’incendie des quar-tiers environnants, le commerce prit d’autres voies et les habitants émi-grèrent. Kn 1885, lors de la visite de Lagden *, Coumassi ne différaitguère des villages achanli des alentours que par un plus grand nombre dehuttes. Mais dès l'année suivante un changement considérable s’était ac-compli : les routes de trafic, ouvertes de nouveau, avaient amené des mil-liers d’immigrants, et des maisons neuves, dont quelques-unes de deuxétages, sur le modèle européen, s’élevaient de toutes parts. Des maison-nettes d’agriculteurs se bâtissent autour de la ville, dans les champs delri-ehés*. On exploite dans F Achanli, notamment dans les provinces de Da-deassi et d’inquanta, des gisements aurifères, continuant du sud-ouest au
1 .4 117///; lo Coomassie. Nineleentli Cenlury, Folmiary 1884.
- brandon Kirb\, Proceedhujs of the R. (icographical Society, vol. \. 1884.