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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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COTE DES ESCLAVES, MONTAGNES DU NI AH I.

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moins ce fait considérable, que les districts du littoral, jadis presque dé-serts à cause de la dangereuse présence des négriers, exercent de nosjours, par le commerce, une grande force d’attraction sur les noirs descontrées qui s étendent au loin vers le Niger . Les districts orientaux,plus épargnés par la guerre que ceux de l’ouest, sont très peuplés. Troismillions d’habitants, tel parait être le chiffre probable pour tout le ver-sant tourné vers le golfe de Bénin .

De la mer on ne voit de collines sur aucune partie de la cote : à "20 kilo-mètres au large, les vigies n’aperçoivent pas le continent : seulement la villede Badagry est signalée par une « montagne », bois en forme de pyramide,ayant pour base un léger rendement du sol. Les grands arbres sontrares sur la llèche de sable : il n’y pousse que des arbustes, si ce n’est auxabords des villages, où l’on a planté des cocotiers, d’ailleurs fort lents àvenir. 11 ne se forme pas de dunes sur celte cote, sans doute par l’effet desvents du nord-est, qui reprennent les sables apportés par la vague et lesemportent au loin dans la mer. Les hauteurs du relief continental ne com-mencent que bien au delà des lagunes ramifiées du littoral ; elles se com-posent d’ondulations terrestres en forme de vagues, qui s’élèvent enmoyenne à 00 ou 70 mètres de bailleur et se rattachent aux plateaux del’intérieur. Dans le Dahomey , un petit massif atteint 800 mètres à sonpoint culminant. Au nord le sol se redresse en vraies montagnes : il paraî-trait, d’après Skertcliley, que les chaînes de Jîousso se terminent dansle Mahi par des pics dépassant 2000 mètres et s’abaissant vers les steppesseptentrionales par mu* pente rapide, tandis que sur le versant méri-dional la contre-pente offre une succession de terrasses étagées : là se-raient les plus liantes montagnes de l’Afrique au sud de l’Atlas et à l'ouestde l’Ltbiopie. Du haut d'un sommet que gravit Skertcliley pour voir leverle soleil au-dessus des plaines qui s’étendent vers le Niger , l'explorateuranglais vit distinctement la chaîne se prolonger au loin dans la directionde la Nolla. Des dômes de granit constituent quelques-uns des principauxmassifs; d’autres sont des pyramides de basaltes columnaires, des entas-sements de trapps qui ressemblent à des forteresses ou des volcans isoléspercés d’un cratère distinct. Lue vallée présente des amoncellements dedébris qui ont tous les caractères de moraines et l’on y remarque desroches « striées par les glaces »‘.

Les cours d’eau qui descendent vers la mer entre la Yolta et le Niger nesont pas des fleuves considérables, leurs bassins parallèles n’ayant qu’une

Skertcliley, Dahomey as U is.