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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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EXPLORATION DU NIGER

avait, tracé sur la carie la véritable embouchure du fleuve, sinon le véri-table cours entre le Soudan septentrional et la mer de Guinée , car il lefaisait passer aussi par la mer de Ouangara'. C’est en 1850 seulement queles frères bander reconnurent le lit inférieur du fleuve par l’explorationdirecte. On s’étonne qu’un fait de cette importance ait été si tardivementrévélé. Pour le Nil , c’est le problème des sources qui fut difficile à ré-soudre: pour le Niger , le problème des embouchures.

L’exploration du Niger par les géographes européens n’est pas encore

N° 83. — HYPOTHÈSES DES ANCIENS GÉOGRAPHES St n LE COIT.S 1)U NIGER.

C. Perron

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terminée, bile commença avec Mungo Park , qui lit à cette œuvre le sacri-fice, de sa vie. bu 1790, il arrivait en face de Ségou et voyait enfin devantlui le courant «si longtemps cherché, le Niger , majestueux, brillant ausoleil du malin, aussi large que la Tamise à Westminster et coulant aveclenteur vers l’orient». 11 descendit le fleuve jusqu’à Silla, à plus de ‘200 ki-lomètres en aval, puis, lors du retour, suivit la rive jusqu’à llamakou, àune distance égale en amont de Ségou : le récit d’Hérodote , relatif au grandcours d’eau coulant à travers l’Afrique « de l’ouest à l’est » se trouvaitenfin justifié. Neuf années après, en 1805, Mungo Park commençait son

1 Von Zaeh, Monatliche Korrespondenz

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