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l’n de ces oued qui viennent rejoindre le .Niger , sans lui apporter d’eau,si ce n’est dans les périodes exceptionnelles, est peut-être l’égal du hautNiger par l'étendue de son bassin et la richesse de sa ramure lluviale :c’est le Talàssasset, qui liait sur le versant méridional des monts Ahaggar ,chez les Touareg septentrionaux ; il s’unit à l’oued Tin Tarabin et à d’autreslits creusés par les eaux sauvages; même les montagnes de l’Aïr, dont la■s ravins sont l'crmés dans leur partie d'aval, les eaux passagèresn’ayant pas eu une force d’érosion suffisante, donnent origine à quelquesoued appartenant au meme système que le Tal’assassel. La vallée danslaquelle se réunissent tous ces lits lluviaux est désignée sous le nom dedalloul Bosso; jamais elle n'est complètement, sans eau, car dans sa partieinférieure elle serpente dans une région où les pluies annuelles ne peuventguère être inférieures à un demi-mètre. Barth a traversé deux fois eeihtlloul et même pendant la saison sèche il y trouva des marais et des fon-drières : en maints endroits la dépression forme des rizières naturelles;des palmiers doùm croissent en forêts sur les berges de la vallée, prolilanlde l’humidité qui suinte dans les sables. Jusqu’à maintenant aucun explo-rateur n’a décrit le confluent du dalloul Bosso et du Niger : il se trouvedans cette partie du fleuve, entre Saï et Bomba, que n’a encore parcou-rue nulle barque d’Kuropéen, si ce n’est celle de Mungo l'ark.
La rivière qui s’unit au Niger en face de Bomba n’est pas un oued commele dalloul Bosso : c'est, grâce aux pluies abondantes qui tombent dans cellerégion du Soudan , un cours d’eau permanent, un fleuve ou t/ulbi,appelé guIbi n’ Sokoto d’après la ville (pii se trouve sur ses bords.Historiquement cet affluent du Niger est d’une importance capitale, caril fait partie de ce « Nil » que les caravanes disaient offrir un cours con-tinu à travers l’Afrique, des bouches du Sénégal et de la (lambic au véri-table Nil égyptien : il traverse en effet la zone septentrionale du Soudan sur les confins de la région des savanes sahariennes; ses villes sont lesétapes naturelles du commerce; les eaux qu’on apercevait de temps entemps au bord (lu chemin étaient, attribuées au même fleuve, d’autantplus facilement qu’on emploie dans la plupart des pays le même nom géné-rique pour indiquer des cours d’eau différents. Le gulbi de Sokoto naîtdans le pays de Katsena, à l’ouest du faîte dont l’autre versant est arrosépar le \éou, l'affluent du lac Tzàdé. Dans la saison des pluies, son litest très difficile à franchir, mais pendant le reste de l’année ce n'esl qu’unefaible rivière. Flegel, qui, après l'inondation, en a remonté le coursinférieur, de Bomba à Birni u’Kebbi, sur un espace d’environ luO kilo-mètres, décrit cette rivière comme chargée de débris végétaux, obstruée