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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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tinent, et c’est précisément sur celle voie que se Irouvciit les plateauxet les monts où les Européens auront le plus de chances de rencontrerdes lieux salubres pour rétablissement de leurs colonies. L’axe montagneuxqui commence en plein Océan par l'ile de Sainte-Hélène et (pii se continueen mer par Anno-llom, Sào-ïomé, Principe, Fcrnan do Poo, pour formersur le continent la haute pyramide de Cameroun , se poursuit dans l'inté-rieur des terres : elle forme* les monts ou liosseré Tadim. puis, immédiate-ment à l'ouest du Paru, elle se redresse au grand sommet de l’Alanlika,que Partit supposai! avoir de 2500 à 5000 mètres de hauteur; Flegeipense que cette hauteur est exagérée : néanmoins l’Alantika est bien l’undes points culminants de l’Afrique occidentale. Faut-il y voir un volcancomme les montagnes maritimes sur l’axe desquelles il est aligné?

A peu de distance en aval de la jonction du Penné et du Faro , le (leuvedécrit son méandre h* plus avancé vers le nord, [mis il coule au sud-ouestdans une vallée de largeur très variable, mais toujours bornée à l'horizonpar des collines ou des montagnes en chaînes ou en massifs. Le Pennéprésente, en maints endroits une nappe d'eau mouvante de plus d’un kilo-mètre entre les rives; cà et là des îles le divisent en plusieurs liras, et,comme sur le Niger , en aval de la rivière de Sokolo, des herbes entremêléesdescendent en archipels changeants. Au conlluen! des deux grands fleuves,h* « Noir et le Plane », le Penné et le Kouara, c’est le cours d’eau venu del’est qui paraît h* plus grand; mais dans la saison basse, son courant estobstrué par des îles et des bancs formant une sorte de delta intérieur: uneétroite presqu’île (Faillirions s'allonge au sud-ouest entre les deux lleuves,comme la péninsule de Lyon entre le Rhône et la Saône ; mais au lieud’une cité on n’y voit qu’un impénétrable fourré de végétation. Le confinentdes eaux grises et des eaux noirâtres, séparées par une ligne de remous,a l’aspect d’un vaste lac environné de toutes parts par des montagnes; maisentre ces hauteurs escarpées on voit s’ouvrir des vallées verdovantes, et descultures parsemées de villes et de hameaux bordent le cercle dentelé desrivages, (l’est en août et en septembre que les («aux sont le plus élevées ; enmars et en avril elles sont au plus bas. L’ensemble du débit fluvial a étéévalué, d'après des données encore bien incertaines, à 50 000 mètrescubes d’eau par seconde.

Au confluent, les courants unis ont encore un espace de 480 kilomètresà parcourir avant d’atteindre la mer. La zone des roches n’est pas encorecomplètement traversée, des falaises d’origine ignée dominent le fleuve,puis celui-ci [tasse entre des terrasses de grès ferrugineux dont les paroisse dressent jusqu’à oO mètres de hauteur et s'abaissent graduellement