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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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K O l I! \ N K Ô, KISSI, 01 VSS01 1.(11 .

leux. Leurs voisins de l’esl, l(‘s Kissi, ])eauemi|i (dus aimables pour lesélrang-ors, oui pris l'habitude de marier leurs (iIles à des marchandsnomades, .Mandingues ou Sou-Sou. Sédentaires eux-mêmes, ils ont ainsides relations suivies avec des gens de tout pays, entre le littoral sénégam-liien et les montagnes de Kong. Plus au nord, les Sangara, vivant jadisen petites répuldi<|ues municipales autonomes, administrées par un con-seil de vieillards 1 * , ont dû reconnaître le pouvoir de Samorv. Celle régionest le pays des tables. Un parlait aMinwood Heade de naturels ipii vivraientdes heures entières au tond du lleuve et qui sauraient apprivoiser les cro-codiles; les femmes surtout sauraient s'attacher ces monstres. Le mvlliedes Amazones , <|ui se retrouve en tant de contrées, existe aussi danscette partie de l'Afrique , chez les Kissi; mais on ne sait encore quel est lefond de vérité qui se cache sous leurs légendes. « A douze journées demarche de leur pays, » disent-ils, vers l'orient, la grande ville de A'ahalone serait habitée que par îles femmes. Tout homme qu’elles rencontrentdans la ville ou dans les alentours doit être mis à mort : ainsi le veut laloi ; mais il arrive fréquemment que des étrangers sont épargnés et tenussecrètement captifs; les Mis qui naissent de ces unions entre prisonnierset femmes libres sont tués impitoyablement : ou ne laisse vivre que lesJilles’. NYinxvood Heade raconte aussi, d'après ouï-dire, que dans le pavsdes Kissi les femmes connaissent 1 art de rendre bleus les veux de leursenfants en faisant près de l’orbite des piqûres où elles introduisent unepoudre de leur composition 3 . Fnlin on parlait à .Mollicn d’un certain peupledes Nfaninna, chez lequel on aurait l'habitude de tuer les malades et lesvieillards pour en manger la chair; dans ce pays, les marchés seraientapprovisionnés de viande humaine.

La nation des Ouassoulou paraît être numériquement la plus puissantede la région des affluents à l’est du liant .Niger occidental : les villagesy sont si rapprochés les uns des autres, que le roi transmet ses ordres,disent les indigènes, sans avoir à sortir de sa capitale : « sa parole estportée de voix en voix, jusqu'aux extrémités du royaume » 4 . Les gensdu Ouassoulou sont considérés par Faillit* comme appartenant à la racedes Foula; cependant ces noirs ressemblent par beaucoup de traits auxHambara et la langue du pays est le mandingue. Les Sarakolé, chez les-quels se rencontre la foule des marchands, sont ('gaiement fort nombreux

1 Winwood tirade, (limage cité.

- Zweifet cl Mouslier, mémoire cité.

r ‘ African Skrtch-book.

4 C.dlieiii, cum-jgr cité.