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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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KA.XO, KATAGOUM, MARADI.

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ces malheureux au bazar était évalué à cinq~mille individus par au; euoutre, beaucoup de ces captifs étaient vendus, de maison en maison etdans les campagnes des alentours, en dehors de la surveillance du fisc,qui prélève sa part sur les prix dachat,

A l'est de lvano, dans le bassin qui sincline vers le Burnou, plusieursautres villes, peuplées partiellement de Kanouri. dépendent encore politi-quement du llaoussa. La plus importante est Gorki, située non loin de lafrontière. Kalagoum, sur la rivière du même nom, lune des branchesmaîtresses du Yéou, à sec pendant lété, est aussi une ville considérableet un chef-lieu tic province. Mais à louest de liano la population se com-pose uniquement de Ilaoussaoua et de Foula. Cest dans cette région, surle, faîte de partage entre Niger et Tzàdé, que se trouve la pittoresque citéde Kammané, lune des plus industrieuses du llaoussa : chacune de sescases, parsemées entre les huttes de granit et les bouquets de palmiers,est un atelier de tissage ou une teinturerie : on y fabrique des cotonnadesréputées [tour leur solidité et leur couleur dun remarquable brillant. Lesgens de Kammané savent aussi défendre vaillamment leur ville et lesriches cultures des alentours; ils entretiennent parfaitement lenceinteextérieure et souvent ils ont repoussé les attaques des Goberaoua.

Surmi, la capitale du Sanfara, est située sur le versant de la rivière deSokoto dans la région des sources. Cest une ville populeuse, mais relative-ment déchue en conséquence des guerres incessantes quelle a soutenircontre sa rivale Maradi , le chef-lieu du Gober, la cité païenne qui gardeles traditions de lancien llaoussa et la valeur des aïeux. A louest de Surmi,sur la route de Sokoto , se succèdent Doulehi ou la ville des «Rocs», per-due en effet dans un labyrinthe de pierres, et Sansané Aïssa ou le « Campde Jésus», une des places les mieux fortifiées de lempire. Puis au delàsétend la redoutable forêt de Goundoumi, souvent des ennemis ontattendu en embuscade des armées de Foula. Cette forêt, que Barth tra-versa deux fois, na pas moins de 80 kilomètres de lest à louest : il estdhabitude pour les voyageurs den franchir toute la partie orientale et cen-trale en une marche de nuit, dautant [dus pénible à fournir quelle doitse faire en silence et que les nègres ont lhabitude de ségayer en routepar des chants et des rires. Alkalaoua, qui fut la capitale de Gober, setrouve sur la lisière septentrionale de la forêt, au bord de la rivière deSokoto , et Konni, lune des villes les plus importantes des Goberaoua, nestquà deux journées de marche au] delà, vers le nord-ouest. On comprendquen un pareil voisinage les Foula ne traversent h, forêt quavec appré-hension.