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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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Y A 0 L RI, IK 0 U >' G, HOUSSA, AV O il-AV OU, BORGOü.

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respecté de lAfrique occidentale », nou pour la grandeur de son domaine,ni pour son opulence, mais pour l'ancienneté de son origine : ce fut« le premier monarque de lAfrique occidentale au commencement dumonde ». Le fétiche de ce roi serait léléphant blanc, comme dans l'empirede Sianf. Richard bander raconte quaprès la mort de Mungo Parle les habi-tants de Boussa furent attaqués par une violente épidémie, dans laquelle onvit une punition du ciel. « (lardez-vous de loucher aux blancs, se répé-tait-on dans la contrée; sinon, vous périrez comme les gens de Boussa 1 2 . »

A l'ouest des petits Etals de Boussa et deM"oh-\Yoh sétendent les régionsdu Borgou, divisées en plusieurs royaumes distincts, dont le plus puis-sant est Aiki. La ville du même nom était « immense » au rapport desfrères Lânder , et son roi avait une si forte armée que les Foula navaientpas osé lever l'épée contre lui. Dans le pays des YYoh-Woh, les femmes quinont pas eu denfants sont vendues à la mort du mari, et même celles queleur litre de mère protège contre la servitude sont obligées de porter lacorde au cou, comme des esclaves, pendant toute lannée de deuil.Peut-êtreétaient-elles enterrées jadis avec leur époux, que lon place assis dans letombeau, armé dun arc et de flèches, entre les deux cadavres de son chevalet de son chien*. A louest du Borgou, un voyageur venant de Dahomey ,Duncan, pénétra en 1845 jusquà la ville dAdafoudia, située sur le versantdu Niger , dans un pays de terre rouge très fertile et gracieusement ondulé.Celle contrée, dont la population est en grande partie convertie à lisla-misme, est parsemée de villes nombreuses, les étrangers sont reçus gra-vement par des personnages qui viennent au-devant deux et les accueil-lent en lisant quelques passages du Livre. Duncan énumère plusieursde ces villes, Assafouda, Kouampanissa, Kassokano, Sabakano, Kallakandi,, qui se succèdent du sud-est au nord-ouest, sur le versant sep-tentrional du faîte de Malii et qui toutes ont de six à dix mille habi-tants, ou même davantage. Les indigènes, nègres à front large et intelli-gent qui appartiennent probablement à la même race que les Mossi, élè-vent de fort beaux cheveaux, avec lesquels leurs enfants, comme les petitsBédouins de la Syrie , jouent dès le plus bas âge. Duncan dit aussi incidem-ment, mais non en témoin oculaire, que les nègres de ce pays apprivoisentléléphant. Ainsi les alliés des Carthaginois qui amenaient au combat deséléphants dressés auraient encore en Afrique des héritiers de leur science.

En aval des rapides, le premier village considérable, situé à plus de

1 R. Gantier, Records of Captain Clapperlon's Inst Expédition to Africa.

2 R. Lânder, même ouvrage.