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NOUVELLE GEOGRAl'HIE UNIVERSELLE.
100 kilomètres au sud, est Gladjebo, escale de la rive gauche où s’ar-rêtent les embarcations du lias fleuve et d’où parlent les barques con-struites pour la navigation des rapides. On se trouve déjà dans le pays deA'oupé, qui par sa position sur les deux rives du fleuve, à l’endroit où il serapproche le [tins du golfe de Lagos, occupe un des points vitaux du com-merce africain . Cette province possède aussi le grand avantage d’un solpresque uniformément fertile : la terre rouge, eà et là dominée par des ro-ches gréyeuses, qui succèdent aux formations métamorphiques de l’amont ‘,
N c 106. — RAIMA.
D'après la carte de Glover C. Perron
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produit en abondance tous les fruits de la région tropicale. Les forêts con-sistent pour une part considérable en arbres à beurre et autres essencesprécieuses. Le Aoupé pourrait nourrir des millions d’habitants, et àdiverses époques sa population fut relativement très considérable; quel-ques districts épargnés par les guerres sont populeux. Rabba, qui futjadis l’une des plus grandes cités de l’Afrique 2 , n’est pas au nombre desvilles que les conquérants ont respectées. Au commencement du siècle, alorsque les caravanes de marchands d’esclaves avaient pris Rabba pour dépôtprincipal de leurs chiourmes destinées aux « nègreries » de la côte, cette villeavait plus de cent mille habitants. En face, sur la rive droite, s’étendait
1 J. Thomson, mémoire cilé.
4 Richard Lânder , Journal of an Expédition lo explore tke Niger.