Band 
Livre XII. L'Afrique Occidentale.
Seite
608
JPEG-Download
 

608

NOUVELLE GEOGRAl'HIE UNIVERSELLE.

100 kilomètres au sud, est Gladjebo, escale de la rive gauche où s’ar-rêtent les embarcations du lias fleuve et d’où parlent les barques con-struites pour la navigation des rapides. On se trouve déjà dans le pays deA'oupé, qui par sa position sur les deux rives du fleuve, à l’endroit où il serapproche le [tins du golfe de Lagos, occupe un des points vitaux du com-merce africain . Cette province possède aussi le grand avantage d’un solpresque uniformément fertile : la terre rouge, eà et là dominée par des ro-ches gréyeuses, qui succèdent aux formations métamorphiques de l’amont ‘,

N c 106. — RAIMA.

D'après la carte de Glover C. Perron

Est de P ;

iuka V t

'y,

A net en' vofean

i. f

Ooukouna

c *

"l S 'c/

///£es\

SeÀi

Xau9^<j,i

é* - V,

Est de & i

‘reenwicl

1 : 400 000

l-,,

0 10 kii.

produit en abondance tous les fruits de la région tropicale. Les forêts con-sistent pour une part considérable en arbres à beurre et autres essencesprécieuses. Le Aoupé pourrait nourrir des millions d’habitants, et àdiverses époques sa population fut relativement très considérable; quel-ques districts épargnés par les guerres sont populeux. Rabba, qui futjadis l’une des plus grandes cités de l’Afrique 2 , n’est pas au nombre desvilles que les conquérants ont respectées. Au commencement du siècle, alorsque les caravanes de marchands d’esclaves avaient pris Rabba pour dépôtprincipal de leurs chiourmes destinées aux « nègreries » de la côte, cette villeavait plus de cent mille habitants. En face, sur la rive droite, s’étendait

1 J. Thomson, mémoire cilé.

4 Richard Lânder , Journal of an Expédition lo explore tke Niger.