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régions méridionales, sur 1rs bonis du Niger et du Henné. Le revenu dessultiins du llaoussa doit être considéralde en comparaison de celui desautres rois africains ; déjà Barlh évaluait au milieu du siècle les recettesdu seul royaume de Kauo à !)0 millions de caouri, soit à INOüOO francs :l'impôt annuel était alors d’un franc, ou 3(10 caouri par chef de famille.L'année <jue pourraient lever sans peine les deux émirs de Sokoto et detlando, est d’au moins 120 000 individus, dont 30 000 cavaliers.
Le pouvoir des souverains n'est pas absolu. Il est limité par un ministère,dont le choix et les attributions sont réglés parla coutume. Le premier mi-nistre ou ghaladima jouit toujours d’un pouvoir considérable; puis vien-nent, par ordre de préséance, le chef de la cavalerie, le général des fantas-sins, le cadi, qui est en même temps le bourreau, l’héritier du trône, le chefdes captifs et le ministre des linanccs. (.'est à celui-ci que le sultan confied’ordinaire l’intérim du pouvoir quand il s’absente pour une expédition.
La plupart des petits Etats ont des gouvernements constitués sur lemodèle du royaume de Wourno. Les ordres se transmettent de vassal envassal jusqu’aux extrémités de l’empire, et en sens inverse reviennent lesliommaiïes et les tributs.
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La voie d’accès que. le bas .Niger et le Henné présentent vers l’intérieurde l’Afrique est celle qui parait devoir être un jour la [dus importantede toutes les roules commerciales du continent noir. Los bouches duNiger s’ouvrent près de l’extrême concavité de la mer de (minée, entre labaie de Bénin et celle de Biafra , c’est-à-dire vers le point de convergencenaturel des principaux itinéraires des navires dans l'Atlantique australafricain . En attendant que des routes carrossables pénètrent au loin dansles régions centrales du continent, le bas Niger et le Henné offrent déjàune ligue de navigation continue aux bateaux à vapeur jusqu'à plus de1300 kilomètres de la mer sans qu'un pas difficile barre le courant: seulentre toutes les grandes rivières africaines, le Henné n’est pas interrompude cataractes dans son cours moyen ; mais là où doivent s’arrêter lesbarques à cause du manque d’eau, la dépression du sol se continue versl’est par le bassin du Chari, et tous les renseignements s'accordent àfaire prévoir l’existence de chemins d’un parcours facile entre le versantdu Tzàdé et celui du Nil par le pays des Niam-Niam.. Ainsi une grande voiexii. 78
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