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transversale unil .Niger à Nil , et celle diagonale passe dans <|iielt|nes-imesdes contrées K*s plus populeuses et les plus productives de l’Afrique pouraboutir au lieu d’origine de la civilisation méditerranéenne.
On comprend qu’une 'porte d’entrée donnant accès aux légions les plusriches du Soudan soit considérée par des marchands comme la plus pré-cieuse des complètes. Néanmoins le trafic des esclaves qui se faisait sur lacôte voisine avec plus d’activité que partout ailleurs empêchait tout autrecommerce par les guerres incessantes qui régnaient entre les trihus; enoutre, les dangers que le climat du lias Niger présentait aux navigateursles empêchait de franchir la zone des terres alluviales et désertes quisépare la mer des régions populeuses de l’intérieur. Après l'arrivée desPortugais sur la côte des Esclaves, trois siècles se passèrent sans (pie lesmarchands européens fissent la tentative de s’établir sur les bords duNiger ou du Henné, f.a mémorable expédition de Baikie, en 1854, fut ledébut de la nouvelle ère qui rattache la civilisation purement africaine dela Nigritie à celle du monde entier. Quel»pies maisons de commerceanglaises envoyèrent leurs agents dans les villes riveraines du bas Niger et. de proche en proche le courant des échanges se dirigea vers les escalesdu fleuve. De nos jours le mouvement du tralic se porte avec régularitéde toute la région du bas Niger et du Benué vers Londres et Liverpool.Les négociants anglais sont devenus les vrais suzerains des peuples de lamésopotamie Nigritienne.
Cependant ils eurent à partager naguère leur monopole de trafic. En1880 une première expédition française avait pénétré dans le Niger etfondé plusieurs comptoirs sur les rives; deux aimées après, le nombre despostes français était d’une trentaine, à peine inférieur à celui des établisse-ments anglais 1 . .Mais cette concurrence ne dura pas longtemps. Les diversescompagnies Britanniques s’unirent pour former une société puissante,disposant de vingt-cinq bateaux et d’un capital assez considérable pouracheter les comptoirs des rivaux français , et bientôt, malgré les clausesdiplomatiques d’après lesquelles les bouches du Niger sont ouvertes enprincipe aux navires de toutes les nations, le monopole commercial futrétabli au profil de la (Irande-Bretagne. Une société allemande, admira-blement servie par les voyages d’exploration de Elegel, a fait récemmentde grands efforts pour s’assurer le commerce du Befmé; mais les chefsriverains, cédant aux offres plus brillantes faites par les Anglais , ontaccordé à ceux-ci le privilège du trafic. « Là où un consul britannique aura