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enclaves de nègres parlant I”iho. Dans la partie occidentale du delta, surles confins dn pays yorouba, le dialecte usuel est l'i/.ekiri ou tchekeri,appelé aussi liini ou langue de liénin. Au sud, sur les deux rives de labranche de Noun, on parle surtout l’akassa, ; au groupe des
langues eyo ou id jou, comme les autresdialectes du littoral jusqu'à l'estuairedu lionny : le nompé ou l’idiome de Jlrass. le lionny, l’okrika et d’autresencore. .M. liust cite une dizaine de noms divers qui se l'apportent soit àdes langues distinctes, soit à de simples variétés, soit peut-être à unmême langage appelé de différentes manières. L'activité du commerceparaît devoir donner la prépondérance à l’idiome de Jlrass parmi tous ceslangages eyo : c’est dans cet idiome que les catéchistes nègres du paystraduisent les ouvrages religieux envoyés d’Angleterre. Taudisque le cultenouveau s’empare de la langue moderne, les prêtres des fétiches récitentleurs [trières en termes transmis par les aïeux et devenus incompréhen-sibles pour le peuple : c’est ainsi que dans la religion catholique le latins’est maintenu comme langui' sacrée.
Les nègres du bas .Niger ne sont pas aussi murs que les Ouolof et lesIvrou : ils sont plutôt d’un brun très foncé, mais par les traits ils se rap-prochent assez de ceux que l’on représente eu Kurope comme le type de larace. Le nez est large et très aplati, la mâchoire est avancée, la bouche grandeet les lèvres forment la saillie proéminente de la ligure, les pommettes sonttrès fortes, le front est bas et fuyant, tandis qu’en arrière le crâne est trèsdéveloppé; la chevelure laineuse, arrangée d'ordinaire avec beaucoup desoin, contraste par son épaisseur avec la rareté de la barbe. La coutume dutatouage s’est perdue, sauf pour les premiers-nés, qui sont marqués sur laligure d’un signe distinctif. La circoncision, pratiquée chez tant de peuplesnègres non musulmans, est dans les pavs du bas Niger une marque infa-mante qui désigne les esclaves. Jadis, comme chez les Ibo, la naissance dejumeaux était considérée comme un désastre et la mère était tuée avec sesentants. Seuls les riches, ceux que dans les ports du littoral on appelleles i/eutlenwi, sont honorés par des rites funéraires : on les enterre sousle pas de leur porte, en maintenant une communication entre l’air exté-rieur et. l’endroit où se trouve leur bouche; lors des grands jours, de deuilou de fête, on verse du rhum dans cette ouverture, afin que le défunt ailaussi part aux plaisirs des vivants.
De même que les Ibo, les peuples eyo adorent un dieu suprême qui seconfond avec le ciel et révèle son pouvoir par le mouvement des nuées,
I apparition de l’arc-en-ciel, la force du vent, le llamboiemenl des éclairset le roulement de la fouilla;. Mais ce dieu est trop élevé pour qu’on l’adore.