.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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pas que les bâtiments se présentassent à l'horizon; on essayait de les évo-quer par des processions solennelles de canots qui s’avancaient sur labarre et y jetaient des esclaves, chargés de présents, pour se rendre la nierfavorable et approfondir les passes; en 1X57, cette offrande d’un hommeau « dieu des (Iramies Eaux « se lit encore sur la passe du Vieux CalalmrLes gens de lionny sont les commercants les plus habiles de la cote, maisleurs voisins de l’est, les Andoni, les Qua, les Elik ou gens du Vieux Gala-bar ne leur sont guère inférieurs en habileté. Ces trois groupes de popu-lations, parlant chacun un dialecte spécial, n'appartiennent pas à la mêmesouche que les riverains du bas .Niger et de l’estuaire de lionny: ils con-stituent un autre domaine de langages, auquel s’ajouteront probablementde nombreuses tribus de l’intérieur, dont on ne connaît actuellement queles noms. La langue, etik, dont on possède des vocabulaires et des gram-maires, est la seule de la région qui ait été sérieusement étudiée; ellepeut être considérée comme l’anneau médian entre les idiomes nigritiensdu nord eL de l’ouest et les parlons bantou, qui commencent immédiate-ment. à l’orient du rio del lley, dans les montagnes de Cameroun .
Quoique le territoire du JJenué, du bas Niger et des estuaires voisinssoit, annexé, indirectement à l’immense empire britannique , les domi-nateurs ne sont représentés dans le pays que par un bien petit nombred’individus. De rares missionnaires, des employés de commerce dans lescomptoirs du Dénué et du Niger , tels sont les seuls blancs (pii habitent lespossessions de la Compagnie nationale Africaine; dans les postes dulittoral les Européens ne vivent pas à terre, mais à bord des pontonsmouillés dans la rade. Quant aux régions de l’intérieur du delta, traverséesdans tous les sens de marigots vaseux, parsemées de marais et de roseliè-res, aucun blanc ne s’y hasarde, une prompte mort y serait inévitable. Lestentatives d'acclimatement faites par les Européens sur les bords du Niger et de ses aflluents furent d’abord très malheureuses. Les deux premiersbateaux à vapeur qui remontèrent le lleuve, en 1852, avaient un équipagede 49 Européens ; 9 seulement, échappèrent à la mort. En 1841, troisautres navires, envoyés par une société de négrophiles, perdirent -48 blancssur 145 dans un court voyage de quelques semaines; la « ferme modèle «que les gens de l’expédition fondèrent sur la rive droite du Niger , en amontdu confluent, n’était pas encore défrichée, que la mort des initiateurs res-tituait les champs aux bêtes fauves. Toutefois, en 1854, se lit l’expéditionde Baikie, doublement mémorable par l’annexion de tout le moyen Dénué
1 Ilulchinüon, Impressions of Western Africa.