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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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Kelli, oa ne voyait an commencement du siècle <]ne dos cabanes éparses,tandis que la laineuse cité de l’anda on Fonda, qui lut la capitale dupuissant royaume des Igbira cl que cherchèrent longtemps les explorateurseuropéens comme le lieu présumé de l'embouchure du mystérieux Niger ',a cessé d'exister : les conquérants Toula la renversèrent vers le milieu dusiècle et ses habitants s'enfuirent, demandant un asile aux peuples desalentours: de nombreuses colonies ont été fondées par eux au sud du He-nné. L es débris de l’anda sont à 70 ou 81.) kilomètres à vol d'oiseau aunord-est du continent, dans le royaume actuel du Noupé.

Aucune grande cité ne s’est encore bâtie à la réunion des deux puissantscours d’eau : les fréquentes guerres d'extermination n’ont pas permis à lanavigation fluviale de prendre une extension suflisante pour faire naîtreen cet endroit, une ville considérable. .Mais depuis que l’importance com-merciale du Henné a été reconnue par les Anglais , un comptoir s'est élevédans le voisinage du confluent, au village de hokodja. Jadis le groupe decabanes habité parles indigènes se trouvait sur le l’atteh ou « Mont»,le Sterling des explorateurs britanniques; maintenant la populationnoire, composée en partie d’igbira chassés de l'anda, se presse, au pied dela hauteur, autour des entrepôts d’huiles de palme recueillies pour les né-gociants anglais . Le poste, à la lois centre de commerce, de dominationpolitique et de missions religieuses, esL situé à une heure environ au norddes bancs de sable qui terminent le bec d’entre-lleuves. Au sud-est, sur larive gauche du .Niger, en aval de la jonction des eaux, le village d’igbegbéfait aussi un certain commerce : naguère c’était un des centres principauxde la traite des noirs.

Au sud du confluent, l’avant-poste des marchands mahométans, qui esten même temps une ville considérable, est blda, capitale du royaume deslbo et résidence d’un souverain « semblable à [lieu », exigeant de ses visi-teurs des présents qui soient « dignes de la divinité 2 . » Cette ville occupela position la plus pii toresque de tout le bas Niger , sur un promontoire îlela rive gauche, coupé de brusques falaises d’une vingtaine de mètres enhauteur. Fn amont de la colline d’Idda, les campagnes riveraines du Niger se déploient en un beau cirque verdoyant, que limite à l’horizon un autrepromontoire, portant le village d’Akokin ; au sud se développe unedeuxième conque de verdure dans laquelle serpentent les bras du Niger ,entourant des îles et des bancs de sable. Au pied même du rocher où se

' Glap|iei't(in ; — R. Lânder, otc.

3 Schou i-l CrowtluT, Journal of llie E.vpedition up lhe yiyer in 1841.