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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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(iOi NOUYKLLE GÉOGRAPHIE IM Y Eli SE l.l. K.

s’élèvent dans cette zone des step[ies, entre la région forestière et les soli-tudes dn Sa luira.

Par le versant occidental des monts Mnrrali le For appartient au liassindont le lac Tzàdé occupe le centre; mais, quoique nul voyageur n'ait encoreétudié riiydrograpliie de la contrée au sud de la grande route des cara-vanes, il est probable que les eaux descendues de ces montagnes n’attei-gnent point, si ce n’est exceptionnellement, le cours du Fhari et sonépanchement lacustre. .Le ouàdi Azoum et ses divers al'lluents ne s’unis-sent en un cours d’eau permanent que pendant le kbarif. c’est-à-dire lasaison des pluies, et la faible pente du sol. les saillies qui en interrompentla déclivité arrêtent le courant, l’obligent à s’étaler en nappes d'évapora-tion. D’autres ouàdi restent tout à fait isolés et ne se rattachent point à laramure hydrographique de la contrée : ils si* terminent dans les bas fonds pardes raliad ou birkel, petites mares analogues par leur formation à la mecintérieure du Bornou . La vallée du liallia, que suit la voie historique duOuadaï, est une de celles que ferme un seuil de rochers: prenant sonorigine dans les monts Tirdzé, elle si* dirige au sud-ouest, puis à l’ouestet forme à son extrémité le cirque de I'ilri, enfermant tantôt une simplemare, tantôt un véritable lac, suivant l’abondance de l'eau qui s’y déverse.Fne (erre située au centre du lac est tantôt île, tantôt péninsule.

Beaucoup plus vaste que ces raliad du Ouadaï est la nappe d'eau quis’étend à perte de vue dans la dépression la plus basse des plaines dullornou. Dans la langue des riverains qui précédèrent les Kanouri commemaîtres du pays, le Tzàdé a le sens de « (Irand Amas d’Kau », et le nom deKolo ou lvoulou, employé par les habitants des îles, les àedina. parait avoirla même signification. L’ancienne désignation, propagée par les marchandsarabes, a prévalu dans la nomenclature géographique, et lorsque toute lacarte de l’Afrique septentrionale, au sud de la Tripoli laine, était encoreun réseau de lignes tracées presque au hasard, le Tchad. Tsad ou Tzàdé,occupait déjà au centre du continent la place qui lui revient, maisavec des dimensions exagérées. Burckhardl, le premier, indique cettenappe d'eau avec quelque précision. Tous les marchands arabes, admettantl’identité des lleuves de Tombouctou , du Burnou, du Faire, faisaient dulac Tzàdé soit un réservoir commun de tous les « Nils » africains, soitla mer intérieure d’un grand plateau central d’où les eaux s’épancheraientdans toutes les directions sur le pourtour continental. Depuis Denham,qui, le premier parmi les explorateurs européens, contempla le Tzàdé,