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nier <1 uc le Bahr el-Ghàzal aurait cessé d’ètre nn canal d’écoulement régu-lier pour le Tzàdé et que l’eau se serait desséchée dans ses Tonds; mais onpeut se demander si un lent écoulement de la niasse liquide ne se continuepas dans les profondeurs, car en plein désert, entre les terrasses arides quis’élèvent des deux cotés du Bahr, il suflit de creuser le sol à 1 ou 2 mètrespour trouver l’eau. Ou remarque cependant que la plupart des puits et desfontaines renferment une proportion notable de substances salines. CeltenaLure saumâtre des fonds du Bahr el-Ohàzal offre aux naturalistes uneindication précieuse. Si les eaux du Tzàdé ont pu se conserver douces,u’esl-eepas parce que cette nappe lacustre était un simple bassin de [tassageet que sa masse liquide se déversait naguère dans la dépression du Bahr?C’est là qu’elle s’évaporait, laissant sur le sol des résidus salins. De même,dans l’Amérique méridionale, le grand lac Titicaca , à l’eau douce commecelle du Tzàdé, a son bassin de salure dans le petit réservoir secondairede Pampa Aullagas, le Bahr el-Ghàzal américain.
D’après la carte provisoire que les explorations de Nachtigal lui ontpermis de dresser, le bras jadis iluvial des Gazelles se rattache à la partieorientale du Tzàdé en se dirigeant d’abord vers l’est; puis, se recourbantvers le nord-est, il se développe en ligne droite sur une longueur d’environ500 kilomètres et se termine à la base des arêtes du Borkou parla dépres-sion du Bodélé; l’endroit le [tins bas qu’y trouva A'achligal n’aurait [tasmoins de 100 mètres au-dessous du niveau du Tzàdé; dans toute l’Afrique centrale il n’est pas de cavité d’une moindre altitude. A l’ouest du Bodélé,une autre large dépression, l’Lgaï ou Kgeï, que les mesures barométriquesdisent aussi moins haute que le Tzàdé, forme comme une grande baieséparée du Bahr el-Ghàzal par un barrage de sables. Les bas-fonds sont enpartie recouverts de dunes dse 10 à la mètres de hauteur, qui, sous l’im-pulsion de l’alizé, s’alignent généralement dans la direction du nord-est ausud-ouest et qui cheminent pour la plupart avec une grande rapidité : unUàza, qui fréquentait depuis son enfance les pâturages de la région, litremarquer à Aachtigal une dune qu’il avait vue se former à 1(3 kilomètresplus au nord. Là où le sol primitif du fond lacustre n’est pas caché par lessables, on aperçoit par milliers des squelettes de poissons, si bien conservésqu’un naturaliste pourrait étudier à son aise la faune iehthyologique duTzàdé. Les anciennes rives et les contours des terres qui furent des îleset des îlots sont bordés de végétation, des bouquets de verdure parsèmentles sables, des herbages se montrent eu vastes étendues. Ce pays riche eneau et en plantes est une terre promise pour les éleveurs de chameaux etil serait parcouru d’innombrables animaux si les Aoulad-Slimàu ne