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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE .

nier <1 uc le Bahr el-Ghàzal aurait cessé dètre nn canal découlement régu-lier pour le Tzàdé et que leau se serait desséchée dans ses Tonds; mais onpeut se demander si un lent écoulement de la niasse liquide ne se continuepas dans les profondeurs, car en plein désert, entre les terrasses arides quisélèvent des deux cotés du Bahr, il suflit de creuser le sol à 1 ou 2 mètrespour trouver leau. Ou remarque cependant que la plupart des puits et desfontaines renferment une proportion notable de substances salines. CeltenaLure saumâtre des fonds du Bahr el-Ohàzal offre aux naturalistes uneindication précieuse. Si les eaux du Tzàdé ont pu se conserver douces,uesl-eepas parce que cette nappe lacustre était un simple bassin de [tassageet que sa masse liquide se déversait naguère dans la dépression du Bahr?Cest quelle sévaporait, laissant sur le sol des résidus salins. De même,dans lAmérique méridionale, le grand lac Titicaca , à leau douce commecelle du Tzàdé, a son bassin de salure dans le petit réservoir secondairede Pampa Aullagas, le Bahr el-Ghàzal américain.

Daprès la carte provisoire que les explorations de Nachtigal lui ontpermis de dresser, le bras jadis iluvial des Gazelles se rattache à la partieorientale du Tzàdé en se dirigeant dabord vers lest; puis, se recourbantvers le nord-est, il se développe en ligne droite sur une longueur denviron500 kilomètres et se termine à la base des arêtes du Borkou parla dépres-sion du Bodélé; lendroit le [tins bas quy trouva A'achligal naurait [tasmoins de 100 mètres au-dessous du niveau du Tzàdé; dans toute lAfrique centrale il nest pas de cavité dune moindre altitude. A louest du Bodélé,une autre large dépression, lLgaï ou Kgeï, que les mesures barométriquesdisent aussi moins haute que le Tzàdé, forme comme une grande baieséparée du Bahr el-Ghàzal par un barrage de sables. Les bas-fonds sont enpartie recouverts de dunes dse 10 à la mètres de hauteur, qui, sous lim-pulsion de lalizé, salignent généralement dans la direction du nord-est ausud-ouest et qui cheminent pour la plupart avec une grande rapidité : unUàza, qui fréquentait depuis son enfance les pâturages de la région, litremarquer à Aachtigal une dune quil avait vue se former à 1(3 kilomètresplus au nord. le sol primitif du fond lacustre nest pas caché par lessables, on aperçoit par milliers des squelettes de poissons, si bien conservésquun naturaliste pourrait étudier à son aise la faune iehthyologique duTzàdé. Les anciennes rives et les contours des terres qui furent des îleset des îlots sont bordés de végétation, des bouquets de verdure parsèmentles sables, des herbages se montrent eu vastes étendues. Ce pays riche eneau et en plantes est une terre promise pour les éleveurs de chameaux etil serait parcouru dinnombrables animaux si les Aoulad-Slimàu ne